La majorité présidentielle a répliqué ce mercredi à l'initiative du groupe écologiste, qui a déposé une motion de censure contre le gouvernement en raison de sa gestion de la canicule. Interrogée sur cette procédure, la porte-parole de l'exécutif, Maud Bregeon, a estimé que certaines forces politiques « entretiennent cette crise ».
Le groupe parlementaire écologiste avait annoncé, la veille, son intention de soumettre à l'Assemblée nationale une motion de censure, reprochant au gouvernement une réponse jugée insuffisante face à l'épisode de chaleur extrême qui frappe le pays. Les élus écologistes dénoncent un manque d'anticipation et de moyens dans la protection des populations vulnérables, ainsi que dans l'adaptation des infrastructures aux conditions climatiques.
Maud Bregeon a, de son côté, regretté que des formations politiques choisissent d'« instrumentaliser » la situation. « Nous avons besoin de responsabilité et d'unité dans ces moments difficiles. Au lieu de cela, certaines forces politiques entretiennent cette crise », a-t-elle déclaré, sans citer nommément les écologistes mais en faisant référence à l'ensemble des partis qui, selon elle, attisent les tensions.
Le gouvernement a, par la voix de sa porte-parole, rappelé les mesures déjà mises en œuvre pour faire face à la canicule, notamment l'activation de cellules de crise dans plusieurs départements et le déploiement de moyens de secours supplémentaires. Toutefois, l'exécutif n'a pas pour l'heure annoncé de geste politique en direction des élus écologistes.
La motion de censure devrait être examinée dans les prochains jours par l'Assemblée nationale. Il est peu probable qu'elle soit adoptée, la majorité présidentielle disposant d'une assise confortable, mais ce vote offrira une tribune à l'opposition pour critiquer la politique climatique du gouvernement. Les écologistes espèrent ainsi maintenir la pression sur l'exécutif en pleine vague de chaleur.
Cette réaction de Maud Bregeon intervient alors que le mercure atteint des niveaux records dans plusieurs régions, relançant le débat sur l'urgence d'une transition écologique plus ambitieuse. Les syndicats et associations de défense de l'environnement appellent à une prise de conscience collective.