L'Iran cesse les frappes, Israël se dit en capacité de riposter
L'armée iranienne a annoncé lundi 8 juin 2026 la suspension de ses offensives contre Israël, au terme de la journée la plus grave depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril dernier. Selon le communiqué de l'état-major conjoint à Téhéran, toute nouvelle « agression ou acte hostile » israélien ou de ses alliés, y compris au Liban sud, entraînerait des représailles « beaucoup plus sévères et écrasantes que précédemment ».
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé dans une allocution télévisée que « le feu sur ce front est contenu pour l'instant, après avoir frappé le régime terroriste à Téhéran, il a cessé de nous attaquer ». Il a toutefois prévenu : si l'Iran commettait l'erreur de reprendre les hostilités, « nous répondrons avec toute notre force ». Il a également souligné que le Hezbollah libanais avait été sérieusement affaibli, mais que le conflit avec ce mouvement n'était pas terminé.
Des chiffres divergents sur l'intensité des frappes
Un responsable militaire israélien a indiqué que l'Iran avait lancé près de trente missiles balistiques en direction d'Israël depuis dimanche, auxquels s'ajoutent deux projectiles tirés par les rebelles houthis du Yémen. Téhéran, de son côté, a revendiqué deux vagues de tirs. Les deux camps disent avoir atteint leurs cibles : Israël a diffusé des images satellite montrant des frappes sur des systèmes de défense aérienne iraniens, tandis que l'Iran a évoqué une « réponse douloureuse » infligée à l'État hébreu.
Tensions avec le Liban et accusations de violations du cessez-le-feu
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé qu'Israël avait commis près de 3 500 frappes aériennes et 407 explosions contrôlées sur le sol libanais depuis la trêve d'avril. Il a dénoncé des opérations de « rasage » ayant anéanti des villages entiers dans le sud du pays. L'armée israélienne n'a pas encore répondu à ces chiffres, mais réitère régulièrement ne viser que les infrastructures du Hezbollah.
Sanctions européennes et appel de Trump
En réaction au blocus quasi total du détroit d'Ormuz, l'Union européenne a adopté de nouvelles sanctions contre l'Iran, visant notamment le commandement provincial de Hormozgan des Gardiens de la révolution. Le président américain Donald Trump avait appelé dans la journée à un arrêt immédiat des combats, tandis que le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères exhortait toutes les parties à revenir à la table des négociations.
Écoles rouvertes et menace maritime persistante
Le ministère israélien de l'Éducation a annoncé que la plupart des établissements scolaires rouvriraient normalement mardi. Parallèlement, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont menacé de cibler les navires liés à Israël en mer Rouge. La communauté internationale reste en alerte face à une escalade qui, bien que momentanément interrompue, n'exclut pas une reprise des affrontements.