Six départements en alerte orange

L'organisme national de prévisions météorologiques a activé, pour mardi et mercredi, une vigilance de niveau orange dans le cadre de sa Météo des forêts. Cette alerte, qui correspond à un « danger élevé » de feux de forêt, concerne l'Aude, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l'Hérault et le Vaucluse. Elle s'applique également, pour les deux prochains jours, à la Haute-Corse et au sud de la Corse-du-Sud.

Des conditions propices aux incendies

Selon les services de Météo-France, cette situation résulte d'une combinaison de facteurs météorologiques défavorables et d'un état de sécheresse avancé de la végétation. Les secteurs placés en alerte se caractérisent par des vents parfois soutenus, des températures élevées et une humidité relative basse, autant d'éléments qui favorisent le départ et la propagation rapide des flammes. Les prévisionnistes soulignent que le sud-est de la France, mais aussi certains territoires de l'ouest du pays, sont concernés par ce risque accru.

Un dispositif de prévention renforcé

Les autorités appellent à la plus grande prudence dans les zones concernées. Il est rappelé qu'il est interdit, sauf autorisation préfectorale, de brûler des déchets verts ou d'utiliser du feu en plein air. Les promeneurs et les riverains sont invités à ne pas jeter de mégots en forêt, à ne pas pratiquer de travaux pouvant générer des étincelles, et à signaler tout départ de fumée aux services de secours. La prévention reste le premier moyen de lutte contre les incendies.

Un suivi en temps réel

Météo-France met à jour quotidiennement sa Météo des forêts, qui évalue le danger d'incendie selon une échelle à quatre niveaux : vert (faible), jaune (modéré), orange (élevé) et rouge (très élevé). Ce dernier niveau, orange, est donc activé pour ce nouvel épisode. Les cartes et les prévisions sont consultables sur le site de l'organisme ainsi que via son application mobile.

Contexte plus large

Ces alertes interviennent dans un été où plusieurs régions ont déjà connu des épisodes caniculaires et une sécheresse des sols, facteurs aggravants pour les risques d'incendies. Les sapeurs-pompiers et les services de l'État restent mobilisés pour surveiller les massifs forestiers, et des moyens aériens sont prépositionnés dans les zones les plus exposées.