L’affrontement judiciaire entre Blake Lively et Justin Baldoni connaît un rebondissement. Un mois après avoir annoncé un accord dans leur bataille juridique, les deux acteurs se sont retrouvés lundi devant un tribunal de New York. L’avocate de Blake Lively a demandé au juge de contraindre son ancien partenaire de tournage à payer les frais de justice ainsi que des dommages supplémentaires, selon les informations transmises par l’équipe juridique de l’actrice.

La défense de Blake Lively a fait valoir que la plainte pour diffamation déposée par Justin Baldoni et sa société de production, Wayfarer Studios, constituait une action en représailles. Ce type de procédure est prohibé par le droit californien, ont-ils plaidé. Les avocats de Justin Baldoni ont rejeté cette qualification et contestent la demande.

Le montant précis que réclame Blake Lively n’a pas été rendu public. Les détails financiers de cette nouvelle requête n’ont pas été communiqués à ce stade.

Des accusations croisées depuis décembre 2024

Cette nouvelle audience s’inscrit dans la continuité d’un conflit qui a éclaté fin 2024. Blake Lively avait alors déposé une première plainte contre Justin Baldoni, qui a également réalisé le film It Ends with Us (Jamais plus). Elle l’accusait d’avoir tenu des propos déplacés sur sa vie sexuelle et d’avoir tenté de modifier le scénario pour y ajouter des scènes intimes qui n’y figuraient pas à l’origine.

L’actrice, révélée par la série Gossip Girl, affirmait également que Justin Baldoni avait orchestré une campagne de relations publiques et sur les réseaux sociaux dans le but de nuire à sa réputation.

En riposte, Justin Baldoni et sa société Wayfarer Studios avaient engagé une contre-plainte pour extorsion à l’encontre de Blake Lively et de son époux, l’acteur Ryan Reynolds. Les deux parties avaient finalement annoncé un accord au début du mois de mai, laissant penser que le conflit était clos.

Un cadre légal contesté

L’argument principal des avocats de Blake Lively repose sur une disposition du droit californien prohibant les poursuites-bâillons, c’est-à-dire les actions en justice intentées dans le seul but de dissuader une personne d’exercer ses droits légitimes, en l’occurrence celui de porter plainte pour harcèlement ou diffamation. Selon eux, la plainte en diffamation de Justin Baldoni visait à faire taire leur cliente après qu’elle eut dénoncé son comportement.

Les représentants de Justin Baldoni contestent cette analyse et maintiennent que leur action était fondée. Aucune décision n’a été rendue à l’issue de l’audience de lundi.

Une procédure qui relance les spéculations

Ce retour devant la justice relance l’intérêt médiatique autour d’une affaire qui avait déjà largement occupé l’espace public. Le film It Ends with Us, sorti en 2024, avait été entouré de controverses, certains médias évoquant des tensions en coulisses. La plainte initiale de Blake Lively avait ensuite jeté une lumière crue sur les conditions de tournage.

L’issue de cette nouvelle étape judiciaire pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les accords de confidentialité et les clauses de non-dénigrement sont négociés dans l’industrie du divertissement. Les avocats spécialisés suivent de près cette affaire qui pourrait faire jurisprudence en matière de droit de la diffamation et de protection des plaignants.

Pour l’instant, aucune nouvelle date d’audience n’a été fixée. Les deux parties restent en attente d’une décision du juge sur la requête de Blake Lively.