Un nouveau volet s'ajoute à la controverse entourant le milliardaire de la tech. Alors que des émeutes à caractère raciste secouent Belfast, en Irlande du Nord, à la suite d'une agression à l'arme blanche, Elon Musk est accusé d'avoir délibérément enflammé les tensions anti-immigration sur sa plateforme X.
Le propriétaire de SpaceX et Tesla a, selon plusieurs observateurs, profité de la situation pour exhorter les autorités judiciaires à se saisir des élus qui, selon ses termes, permettent à des « dangereux sauvages du tiers-monde » de pénétrer sur le territoire britannique. Cette sortie, intervenue après l'attaque survenue en début de semaine, a été interprétée par de nombreux commentateurs comme un soutien implicite aux manifestants d'extrême droite qui affrontent les forces de l'ordre dans la capitale nord-irlandaise.
Un contexte de violences urbaines
Les heurts ont éclaté après qu'une information, dont la véracité n'est pas établie, a circulé sur les réseaux sociaux, attribuant à un migrant l'agression au couteau. Des groupes anti-immigration ont alors investi les rues de Belfast, incendiant des véhicules et affrontant la police. Le gouvernement britannique a condamné ces actes, tandis que les autorités locales appellent au calme.
Les réactions politiques
Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'intervention du milliardaire. Des responsables politiques britanniques, toutes tendances confondues, ont jugé ses propos irresponsables, les qualifiant d'« inflammatoires » et de « dangereux ». Un porte-parole du gouvernement a déclaré que « nul ne devrait attiser les tensions communautaires pour des gains personnels ou idéologiques », en référence à l'influence considérable de M. Musk sur la sphère publique.
Un scrutin sensible
Cette polémique survient alors que SpaceX se prépare à une entrée en Bourse très attendue, qui pourrait propulser son fondateur au rang de premier trillionaire de la planète. Certains analystes estiment que ces prises de position polémiques pourraient compliquer le processus d'introduction en bourse, bien que la direction de l'entreprise n'ait fait aucun commentaire officiel sur le sujet.
Des précédents notoires
Ce n'est pas la première fois que le propriétaire de X est accusé d'utiliser sa plateforme pour diffuser des messages clivants. Depuis son rachat du réseau social, il a régulièrement été critiqué pour avoir rétabli des comptes bannis pour incitation à la haine et pour avoir lui-même partagé des contenus conspirationnistes ou xénophobes.
Alors que les violences continuent à Belfast, l'attention se porte désormais sur d'éventuelles sanctions à l'encontre de la plateforme si elle ne retire pas les publications incitant à la haine. La Commission européenne, via le règlement sur les services numériques (DSA), pourrait ouvrir une enquête pour non-respect des obligations de modération de contenu. Pour l'instant, ni Elon Musk ni les représentants de X n'ont répondu aux sollicitations.