L'enseigne française de puériculture Okaïdi a dévoilé un plan de restructuration prévoyant la suppression de jusqu'à 290 postes et la fermeture d'une soixantaine de magasins. Cette annonce, intervenue ce lundi 26 mai, marque une étape douloureuse pour le groupe, qui employait encore plusieurs milliers de salariés.
Selon les informations communiquées par la direction, le plan toucherait principalement le réseau de magasins, avec une soixantaine de fermetures programmées sur l'ensemble du territoire. Les suppressions d'emplois, quant à elles, concerneraient à la fois les postes en magasin et ceux du siège. Le nombre exact de licenciements pourrait atteindre 290, soit une part significative des effectifs.
Ce projet s'inscrit dans un contexte de fragilité du secteur de l'habillement pour enfants, marqué par une concurrence accrue des acteurs en ligne et une baisse de la consommation. Okaïdi, qui s'était déjà engagée dans une transformation de son modèle, cherche à adapter son offre et sa structure de coûts.
Un dialogue social qui s'annonce tendu
La direction a présenté ce plan aux représentants du personnel, ouvrant une période de négociations. Les syndicats, qui redoutent un impact social majeur, ont exprimé leur inquiétude face à l'ampleur des mesures. Des manifestations pourraient être organisées dans les prochains jours.
Quelles perspectives pour l'enseigne ?
Malgré ces annonces, Okaïdi affirme vouloir préserver sa pérennité et maintenir une présence sur le marché. L'objectif serait de recentrer le parc de magasins sur les zones les plus rentables tout en développant le canal numérique. Toutefois, les détails de ce plan de redressement n'ont pas été entièrement dévoilés.
Les salariés concernés devraient bénéficier d'un accompagnement personnalisé, avec des mesures de reclassement et des départs volontaires privilégiés. Le coût social de cette restructuration reste à évaluer précisément.
Ce plan s'ajoute à une série de restructurations dans le commerce de détail français, qui peine à trouver un équilibre entre baisse de la fréquentation en magasin et explosion du commerce en ligne.