Le gouvernement a officialisé, mardi 7 juillet, la nomination d'Olivier Tainturier au poste de « coordonnateur » pour les projets industriels dits « Notre-Dame ». L'objectif affiché est de reproduire dans l'industrie les principes de gestion accélérée qui ont présidé à la reconstruction de la cathédrale parisienne.
La mission confiée à Olivier Tainturier consiste à « faire dans l'industrie la même chose que pour Notre-Dame », selon les termes employés par l'exécutif. Il s'agira notamment de simplifier et d'accélérer les procédures administratives et réglementaires qui freinent l'implantation et l'extension de sites industriels stratégiques.
Le nouveau coordonnateur sera chargé d'identifier les projets revêtant un intérêt national majeur – dans les domaines de l'énergie, de la transition écologique ou de la souveraineté technologique – et de lever les blocages interministériels. Il disposera pour cela d'une autorité directe rattachée aux services du Premier ministre, ce qui lui permettra d'arbitrer les conflits entre administrations.
Cette annonce s'inscrit dans la stratégie du gouvernement pour renforcer l'attractivité industrielle du pays face à une concurrence internationale accrue et à des exigences croissantes en matière de décarbonation. Les milieux économiques ont salué cette décision, y voyant un signal fort en faveur de la réindustrialisation et de la simplification des normes.
Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour les premiers projets, mais l'exécutif entend appliquer une méthode éprouvée : celle d'une coordination renforcée, avec une équipe dédiée, pour réduire les délais d'autorisation et harmoniser les décisions. Le label « Notre-Dame » devient ainsi le symbole d'une procédure accélérée pour les dossiers industriels prioritaires.