Des ongles qui se fendent, s’effritent ou se brisent facilement : ce phénomène, désigné sous le terme médical d’onychoschizie, touche de nombreuses personnes. Dans la grande majorité des cas, il est bénin et résulte de facteurs externes ou de déséquilibres internes qu’il est possible d’identifier.

Une carence en fer souvent en cause

Le fer joue un rôle central dans la production d’hémoglobine et le renouvellement cellulaire. Un déficit de ce minéral se traduit fréquemment par un affaiblissement de la tablette unguéale : les ongles deviennent mous, se dédoublent et cassent plus aisément. À ce signe peuvent s’ajouter une fatigue inhabituelle, un essoufflement ou une pâleur de la peau.

L’impact des troubles thyroïdiens

Un dysfonctionnement de la glande thyroïde, en particulier une hypothyroïdie, peut également altérer la résistance des ongles. Lorsque la sécrétion d’hormones thyroïdiennes est insuffisante, le métabolisme général ralentit, ce qui retentit sur la qualité de la kératine. Les ongles deviennent alors plus secs, se fissurent et leur croissance se trouve ralentie.

L’humidité répétée, un facteur mécanique

Les contacts fréquents et prolongés avec l’eau fragilisent la structure de l’ongle. Le phénomène d’absorption suivie de déshydratation altère la cohésion des couches de kératine, provoquant une usure prématurée et un dédoublement. C’est un risque notamment pour les personnes qui travaillent en milieu humide ou qui pratiquent des activités aquatiques de manière intensive.

Produits ménagers et substances chimiques

L’exposition quotidienne à des agents nettoyants, détergents, solvants ou savons agressifs constitue une autre cause fréquente. Ces substances dessèchent la surface de l’ongle et attaquent ses liaisons protéiques. Les dermatologues recommandent le port de gants de protection lors des tâches ménagères pour limiter ces agressions.

Les manucures et soins esthétiques à risque

La pratique intensive de la manucure n’est pas sans conséquence. L’application régulière de vernis classiques ou semi-permanents, la pose de faux ongles en gel ou en résine, ainsi que l’emploi répété de dissolvants contenant de l’acétone, modifient la structure de l’ongle. À terme, celui-ci devient plus poreux, friable et vulnérable aux chocs. Il est conseillé d’espacer ces soins et d’utiliser des produits doux.

Si l’onychoschizie est généralement sans gravité, sa persistance peut justifier une consultation médicale afin d’écarter une pathologie sous-jacente, notamment en cas d’anomalie de la thyroïde ou de carence martiale avérée.