Le 2 juin 2026, le tribunal correctionnel d'Orléans a prononcé une peine de 18 mois de réclusion ferme à l'encontre d'un ressortissant iranien, doctorant et enseignant dans un établissement de la région. L'homme était poursuivi pour apologie du terrorisme et pour des menaces. Les faits reprochés sont liés à des publications et à des propos tenus, selon les éléments présentés lors de l'audience.
L'enquête avait mis en lumière que le prévenu avait dédié sa thèse de doctorat à l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran. Cette dédicace, ainsi que d'autres contenus, ont été considérés par le ministère public comme constitutifs d'une apologie d'actes terroristes. La défense n'a pas été en mesure de convaincre les juges du caractère strictement académique de ces références.
Le cas a suscité l'attention des milieux universitaires, notamment en raison de la situation du condamné, qui était également enseignant. Son statut de doctorant et d'enseignant a été évoqué au cours des débats.
La décision intervient dans un contexte de vigilance renforcée des autorités judiciaires face aux discours de haine et à la glorification du terrorisme. La législation française réprime sévèrement l'apologie du terrorisme, punie de peines pouvant aller jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
Les avocats de la défense n'ont pas immédiatement indiqué s'ils comptaient faire appel de cette décision.