Moins de 24 heures après la mise en ligne des premières réponses sur la plateforme d'admission post-bac, deux tiers des lycéens scolarisés en France ont déjà obtenu une proposition d'admission positive. C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, mercredi 3 juin. Ce taux est comparable à celui observé l'an dernier à la même période.
Pour les jeunes encore sans réponse favorable, le ministre a tenu un discours rassurant. « Il n'y a aucune raison d'être désespéré maintenant : ça ne fait que commencer », a-t-il déclaré, ajoutant que « tout le monde trouvera une place ». Il a rappelé que des commissions d’accompagnement se tiendront tout l’été, associant recteurs, proviseurs et enseignants du secondaire comme du supérieur. L'an dernier, à l'issue de la procédure, 94 % des lycéens avaient obtenu une réponse positive, et seuls 34 jeunes n'avaient pas trouvé de solution sur l'ensemble du territoire.
Un nombre record de candidats
Cette année, la plateforme a enregistré 1 046 000 candidatures, un record depuis son lancement en 2018. Parmi eux figurent 657 000 lycéens – soit 9 500 de plus qu'en 2025 –, 206 000 étudiants en réorientation (+23 000) et 122 000 candidats non scolarisés souhaitant reprendre des études (+10 000).
Le processus d'admission se déroule en plusieurs phases. Les candidats reçoivent l'une des quatre réponses possibles : « oui », « oui si » (parcours d'accompagnement pédagogique), liste d'attente ou refus (uniquement pour les filières sélectives). Chaque proposition doit être acceptée ou refusée sous 48 heures. La phase principale s'achèvera le 11 juillet, mais les candidats continueront de recevoir des réponses jusqu'à cette date. Une phase complémentaire est également prévue du 11 juin au 10 septembre, permettant de formuler de nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places libres. L'ensemble reste conditionné à l'obtention du baccalauréat, dont les résultats seront dévoilés le 7 juillet.
Défense de la plateforme face aux critiques
Interrogé sur les conclusions d'une mission parlementaire qui, en février, accusait Parcoursup d'aggraver les inégalités sociales, Philippe Baptiste s'est inscrit « en faux ». Il a souligné que la plateforme prévoit des dispositifs spécifiques pour favoriser l'accès des boursiers. Le directeur de Sciences Po Paris, Luis Vassy, a également apporté un élément de contexte : son établissement compte aujourd'hui davantage de boursiers que la moyenne des universités parisiennes. Environ 1 300 candidats y ont déjà reçu une proposition d'admission, a-t-il précisé.
Le ministre a enfin rappelé aux lycéens que « c'est un moment stressant, c'est vrai, mais vous ne jouez pas votre vie », insistant sur la possibilité de réorientations ultérieures. Il a également rejeté l'idée que Parcoursup soit « une boîte noire », la décrivant comme un simple « outil numérique ».