Le samedi 20 juin 2026, des manifestants ont bravé l'interdiction édictée par la préfecture de police de Paris en se rassemblant dans la capitale pour protester contre les exécutions en Iran. La veille, la préfecture avait officiellement interdit ce rassemblement, invoquant des risques de troubles à l'ordre public. Mais, déterminés à faire entendre leur voix, les participants se sont réunis sur la voie publique, défiant ainsi la décision administrative.
Les protestataires, membres de la diaspora iranienne et de collectifs de défense des droits humains, ont dénoncé la multiplication des exécutions dans le pays, en particulier celles de militants et de prisonniers politiques. Ils ont brandi des pancartes et scandé des slogans exigeant l'arrêt immédiat de la peine de mort en Iran. Aucun incident majeur n'a été signalé par les forces de l'ordre, qui ont encadré le rassemblement sans procéder à des interpellations dans l'immédiat.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions accrues entre le régime iranien et la communauté internationale, alors que plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé les gouvernements étrangers à exercer des pressions sur Téhéran. Les exécutions récentes de prisonniers liés aux manifestations de 2022 ont particulièrement indigné l'opinion publique. La préfecture de police n'a pas commenté le déroulement de la manifestation après coup.
Ce type de rassemblement, bien qu'interdit, illustre la détermination des opposants iraniens et de leurs soutiens en France à maintenir la pression sur le régime iranien, malgré les restrictions administratives. La question de la liberté de manifester face à des interdictions préfectorales suscite régulièrement des débats dans l'espace public français.