La préfecture de police de Paris a officiellement demandé l'annulation de la Marche des fiertés, initialement programmée ce week-end, en raison de l'épisode caniculaire exceptionnel qui touche la capitale et une grande partie du pays. Cette requête, formulée alors que 61 départements sont maintenus en vigilance rouge, intervient dans un contexte de saturation des hôpitaux et de records de chaleur. La préfecture a notamment invoqué les risques sanitaires pour les participants et le personnel de secours.
En réaction, Alexandre Schon, co-président de l'association Inter-LGBT qui organise l'événement, a exprimé ses regrets face à ce qu'il considère comme les conséquences de l'impréparation de l'État. « Nous regrettons de faire face aux impréparations de l'État », a-t-il déclaré. Toutefois, il a tenu à souligner que l'organisation avait anticipé ces difficultés en déployant cette année un dispositif de sécurisation renforcé, lequel a été salué par la préfecture de police de Paris elle-même. « Nous avons mis en place un dispositif renforcé cette année, qui a été salué par la préfecture de police de Paris », a assuré le co-président.
Au-delà de la question de l'organisation immédiate de la marche, Alexandre Schon a également critiqué l'absence de préparation des pouvoirs publics face au changement climatique. Interrogé sur le contexte caniculaire, l'Inter-LGBT déplore « l'impréparation des pouvoirs publics au réchauffement climatique », une situation qui, selon l'association, rend plus difficile la tenue d'événements de grande ampleur en période de fortes chaleurs.
Le maintien ou non de la Marche des fiertés reste incertain. L'Inter-LGBT et la préfecture de police de Paris devraient poursuivre leurs échanges dans les prochaines heures pour trouver une solution, alors que plusieurs autres manifestations dans la région parisienne ont déjà été annulées ou reportées en raison de l'alerte canicule. La décision finale reposera sur l'évolution des conditions météorologiques, Météo France prévoyant une décrue progressive des températures à partir du week-end.
Sur le plan sanitaire, la situation reste préoccupante. Les hôpitaux parisiens, notamment l'hôpital Pompidou, sont en situation « extrêmement grave », avec des records d'appels au Samu enregistrés dans plusieurs régions. Le gouvernement s'est dit « préoccupé » par des « décès à domicile » liés à la chaleur, tandis que le plan Orsan de niveau 3 a été déclenché pour tenter de maintenir le système de santé à flot. Dans ce contexte, la consommation d'alcool sur la voie publique a été interdite à Paris à partir de midi afin de limiter les admissions aux urgences.