Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a officiellement installé ce lundi 1er juin Pascal Courtade dans ses fonctions de directeur général de l'administration pénitentiaire. La cérémonie s'est déroulée dans la matinée au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, en présence de plusieurs responsables de l'institution.

Nommé mercredi par le garde des Sceaux, Pascal Courtade était jusqu'alors préfet de l'Aube. Il est notamment connu pour avoir cosigné un rapport sur les Frères musulmans et l'islamisme politique, une mission que lui avait confiée Gérald Darmanin à la demande du président de la République, Emmanuel Macron, comme l'a rappelé le ministre dans un message publié sur le réseau X.

Dans son discours, le ministre de la Justice a détaillé les priorités qui attendent le nouveau directeur. Il a insisté sur la poursuite des réformes engagées, en particulier le renforcement de la sécurité des établissements pénitentiaires, la construction de nouvelles places de prison, la lutte contre la surpopulation carcérale et la réinsertion des détenus. La protection des agents et la prévention de la récidive ont également été évoquées.

La surpopulation carcérale, un défi persistant

Selon les chiffres du ministère de la Justice arrêtés au 1er avril 2026, la France comptait 88.145 détenus pour 65.353 places dans ses prisons, soit un taux d'occupation de 139 %. Cette situation constitue l'un des principaux chantiers confiés à Pascal Courtade, qui devra également faire face à la montée de la criminalité organisée.

Un déplacement à Béziers reporté

Gérald Darmanin devait initialement se rendre dans l'après-midi à Béziers (Hérault) pour visiter le centre pénitentiaire local, accompagné du maire de la ville, Robert Ménard. Cette visite a toutefois été reportée à une date ultérieure. Selon plusieurs informations, ce changement d'agenda serait lié à un rendez-vous imprévu avec le président de la République, Emmanuel Macron.

Pascal Courtade prend donc ses fonctions dans un contexte marqué par des tensions récurrentes dans le milieu carcéral et des appels à des réformes structurelles. La feuille de route qui lui est fixée par le garde des Sceaux met l'accent sur la sécurisation des établissements et la réduction de la surpopulation, deux enjeux majeurs pour l'administration pénitentiaire.