Le gouvernement britannique se prépare à la divulgation de centaines de messages de Peter Mandelson. Les documents, rendus publics lundi, montrent que l’ancien ambassadeur à Washington échangeait avec un ministre de premier plan des appréciations très sévères sur Keir Starmer.

Dans ces conversations, Peter Mandelson critiquait le manque de « verve » du Premier ministre et sa propension à céder face aux pressions. Il estimait que le locataire du 10 Downing Street devrait adopter un comportement plus proche de celui de Donald Trump, qu’il qualifiait de « trumpien ». Selon lui, le gouvernement était « assiégé et désemparé » et la population « réclamait du leadership ».

Accusations contre d’autres figures politiques

Les messages ne se limitent pas au chef du gouvernement. Peter Mandelson y accuse également l’ancien Premier ministre Gordon Brown de chercher à affaiblir Starmer au profit de l’ancienne vice-Première ministre Angela Rayner. Il décrit par ailleurs l’ancien secrétaire d’État à la Santé Wes Streeting comme « hystérique » sur la question de Gaza et en proie à une « crise de la quarantaine ».

Contexte de la publication

Cette publication intervient alors que l’administration britannique s’apprête à diffuser un vaste ensemble de courriers et de messages émanant de Peter Mandelson. Les échanges ont eu lieu pendant son mandat d’ambassadeur, qu’il a exercé jusqu’à récemment. Les documents compilés éclairent les relations complexes entre le diplomate et les principaux responsables du Parti travailliste.

Répercussions attendues

La divulgation de ces messages pourrait susciter des remous au sein de la majorité, alors que le Parti travailliste cherche à maintenir une unité de façade. Les critiques acerbes formulées par une figure aussi influente que Peter Mandelson pourraient raviver des tensions internes. Aucune réaction officielle de la part du Premier ministre ou des personnes mises en cause n’a été rapportée dans l’immédiat.