La promesse d'une réindustrialisation massive des États-Unis grâce aux droits de douane imposés sous la présidence de Donald Trump ne s'est pas concrétisée, selon les derniers chiffres disponibles. Les investissements consacrés à la construction de nouvelles usines sur le sol américain sont aujourd'hui inférieurs de 27 % à ceux enregistrés sous l'administration de Joe Biden.

Ce constat contredit l'un des arguments centraux avancés pour justifier le relèvement des barrières douanières, censé protéger l'industrie nationale et encourager les entreprises à rapatrier leur production. Alors que l'administration Trump présentait ces mesures comme le moteur d'un renouveau industriel, les indicateurs économiques récents montrent une dynamique inverse.

Le recul de 27 % des dépenses d'investissement dans les nouveaux sites manufacturiers suggère que l'incertitude commerciale, la hausse des coûts des intrants importés ou d'autres facteurs ont freiné les projets d'expansion. Ce chiffre, qui compare la période postérieure à la mise en place des droits de douane à celle de l'ère Biden, soulève des questions sur l'efficacité de la stratégie protectionniste pour stimuler l'emploi et la production intérieure.

Les partisans de la politique de Donald Trump avaient prédit une vague d'ouvertures d'usines et de créations d'emplois dans des secteurs comme la sidérurgie, l'automobile ou l'électronique. Mais à ce jour, les données disponibles indiquent que l'objectif de réindustrialisation reste largement inachevé, le niveau d'investissement dans les nouvelles capacités de production étant nettement inférieur à celui atteint précédemment.