Volodymyr Zelensky a accusé Vladimir Poutine de « choisir la guerre » après que ce dernier a refusé une proposition de négociations en personne. Le chef de l’État ukrainien avait lancé un appel public à une rencontre directe, mais le Kremlin a jugé cette initiative inutile et a ordonné à l’armée russe de poursuivre ses opérations.

« La Russie a de nouveau choisi la guerre », a déclaré le président ukrainien, déplorant le rejet de sa lettre ouverte. De son côté, le dirigeant russe a estimé qu’il n’y avait « aucun intérêt » à une telle réunion et a enjoint ses forces de « travailler ».

Des positions irréconciliables

Cet échange intervient alors que les deux pays continuent de s’affronter militairement. Dans la même journée, Moscou et Kiev ont procédé à un échange de 185 prisonniers de guerre de chaque côté, signe d’une forme de dialogue limité malgré l’absence de progrès politiques. Le refus du président russe intervient après plusieurs mois de tensions accrues, marqués par des combats intenses sur la ligne de front et des frappes réciproques.

Un appel resté sans réponse

Zelensky avait formulé sa proposition de pourparlers dans une lettre ouverte, espérant une avancée diplomatique après plus de quatre années de conflit. Mais la réponse de Poutine a été immédiatement négative. Le chef du Kremlin a réaffirmé sa détermination à poursuivre l’offensive, rejetant toute médiation ou négociation dans l’immédiat.

Conséquences humanitaires

Sur le terrain, la situation humanitaire continue de se détériorer. Le Programme alimentaire mondial a averti que la guerre en Iran poussait des millions de personnes vers la faim, tandis que des frappes israéliennes à Gaza et au Liban ont aggravé les crises régionales. Le conflit en Ukraine reste au centre des préoccupations internationales, sans perspective de désescalade.

Réactions internationales

Les chancelleries étrangères ont pris acte du refus de Poutine. Aucune médiation n’a pour l’instant été annoncée, mais plusieurs capitales ont réitéré leur soutien à Kiev et appelé à la retenue. Les discussions sur un éventuel cessez-le-feu paraissent compromises après ce nouveau rejet.