La course à l'Élysée pour 2027 s'organise progressivement, alors que de nombreuses personnalités politiques ont déjà fait connaître leurs intentions ou laissent planer le doute sur une éventuelle candidature. Le calendrier électoral prévoit le premier tour de l'élection présidentielle au printemps 2027, et les tractations s'intensifient au sein des différentes formations politiques.

Parmi les candidatures officiellement déclarées, plusieurs figures de la majorité présidentielle et de l'opposition ont déjà franchi le pas. Du côté du parti présidentiel, des responsables gouvernementaux et des proches de l'exécutif ont exprimé leur volonté de se lancer dans la compétition. Les modalités de désignation au sein de la majorité ne sont pas encore définitivement arrêtées, et des discussions internes se poursuivent pour définir la procédure de sélection du candidat.

À droite, Les Républicains (LR) voient également plusieurs personnalités se positionner. Le parti doit organiser un congrès pour départager les prétendants, et les consultations en vue de cette désignation interne ont déjà débuté. Les noms de plusieurs cadres du parti circulent régulièrement dans les médias et les cercles politiques, sans que tous aient officiellement annoncé leur candidature.

L'extrême droite en ordre de marche

Le Rassemblement national (RN) prépare également son entrée en campagne. La présidente du parti, Marine Le Pen, déjà candidate aux deux précédentes élections présidentielles, devrait se présenter une nouvelle fois. Sa candidature est considérée comme acquise dans les rangs du parti, même si aucune annonce formelle n'est encore intervenue. Une possible candidature de son successeur à la tête du mouvement, Jordan Bardella, est également évoquée, ce qui laisse planer une incertitude sur le nom du candidat que le parti investira.

La gauche en ordre dispersé

À gauche, la situation apparaît plus fragmentée. La France insoumise (LFI) a vu son leader, Jean-Luc Mélenchon, annoncer qu'il ne briguerait pas un quatrième mandat présidentiel. Cette décision ouvre la voie à une nouvelle génération de candidats au sein du mouvement. D'autres formations de gauche, dont le Parti socialiste (PS) et Europe Écologie Les Verts (EELV), réfléchissent également à leurs candidatures respectives. Les discussions autour d'une candidature unique de la gauche peinent à aboutir, chaque parti souhaitant conserver son autonomie dans le processus de désignation.

Les écologistes et les régionalistes

Du côté des écologistes, plusieurs figures pourraient se porter candidates. Le parti EELV doit organiser une primaire interne pour départager ses prétendants. Les régionalistes, notamment en Corse et en Bretagne, pourraient également présenter des candidatures, même si leur poids électoral au niveau national reste modeste.

Les candidatures inattendues

Au-delà des partis traditionnels, des personnalités issues de la société civile, des mouvements citoyens ou des anciens ministres pourraient également se lancer dans la course. Plusieurs figures médiatiques et intellectuelles ont été évoquées comme candidates potentielles, sans avoir pour l'instant officialisé leurs intentions.

Les étapes à venir

Le processus de désignation des candidats s'étalera sur les prochains mois, avec des primaires et des congrès prévus dans la plupart des partis. Les candidatures doivent être déposées officiellement au Conseil constitutionnel quelques semaines avant le premier tour, après avoir recueilli les 500 parrainages d'élus nécessaires. La campagne officielle débutera ensuite, avec une période de diffusion des programmes et des débats contradictoires.

L'issue de cette campagne reste incertaine, et les dynamiques électorales pourraient être influencées par l'actualité politique, économique et sociale des prochains mois. Les candidats potentiels devront convaincre au-delà de leur base électorale traditionnelle pour espérer accéder au second tour.