Le gouvernement accélère sur le dossier des « casseurs-payeurs ». La porte-parole de l’exécutif, Maud Bregeon, a confirmé lundi 15 juin sur RTL qu’un projet de loi serait présenté au cours du mois de juillet en Conseil des ministres. Ce texte, très attendu après les violences urbaines ayant suivi la victoire du Paris Saint-Germain, vise à faire supporter aux auteurs de dégradations le coût des réparations, plutôt qu’aux contribuables.

« Ce texte sera présenté courant juillet. Ce n'est pas aux contribuables de payer les casses de quelques-uns. Vous cassez, vous payez », a déclaré Maud Bregeon, reprenant le slogan qui résume l’esprit de la mesure. Le Conseil d’État sera saisi « dans les jours à venir » et dispose en moyenne d’un mois pour rendre son avis.

La ministre déléguée chargée de l’Énergie a également précisé que les personnes reconnues coupables de dégradations pourraient voir leurs aides sociales mises à contribution. « Ces aides sociales doivent pouvoir contribuer au remboursement et au dédommagement de la société. Ce n’est pas aux Français, qui ont déjà du mal à terminer les fins de mois et qui pour l’immense majorité d’entre eux ne causent aucun trouble, de payer pour une minorité qui casse et qui dérange la société les soirs de match », a-t-elle développé.

Un soutien de poids

L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a également réagi favorablement à cette initiative. « Je salue cette proposition qui a été faite », a-t-il déclaré, apportant son appui à un texte qui s’inscrit dans la ligne dure promise par l’exécutif en matière de sécurité et de responsabilisation des individus.

La session parlementaire ordinaire doit prendre fin fin juin, mais pourrait être prolongée par une session extraordinaire en juillet. Quoi qu’il en soit, le projet de loi ne devrait pas être examiné par l’Assemblée nationale avant l’automne, le temps de recueillir les avis consultatifs nécessaires.

Un contexte de tensions

Ces annonces font suite à des épisodes de violences et de dégradations survenus après des matchs de football, notamment lors de la célébration de la victoire du PSG. Le gouvernement a souhaité répondre à l’indignation publique en accélérant la préparation de ce texte, qui figurait déjà parmi les promesses du précédent quinquennat.