La Fédération iranienne de football a communiqué la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026 sans y inscrire le nom de Sardar Azmoun, attaquant vedette et troisième meilleur réalisateur de l’histoire de la sélection. Cette absence a été perçue comme un véritable choc dans le pays, tant le joueur incarne une figure majeure du football national.

La décision a été précédée par une campagne virulente de médias proches des autorités iraniennes, qui ont ouvertement qualifié Azmoun de traître. Ces attaques interviennent dans un contexte où les relations entre certains sportifs et le pouvoir se sont crispées, plusieurs athlètes ayant exprimé des positions critiques envers le régime.

Sardar Azmoun, qui évolue en club en Europe, était pourtant considéré comme un élément incontournable de l’attaque iranienne. Son exclusion soulève des interrogations sur les critères retenus par le sélectionneur et sur une possible pression politique. Aucune déclaration officielle de la fédération n’a précisé les motifs sportifs ou extra-sportifs de cette mise à l’écart.

Des voix se sont élevées dans l’opinion publique et parmi les observateurs pour dénoncer une instrumentalisation de la sélection nationale. D’autres estiment que le choix relève d’une décision technique, mais la coïncidence avec la campagne médiatique nourrit les soupçons d’une sanction disciplinaire déguisée.

L’Iran participera au Mondial nord-américain dans un groupe relevé. L’absence d’Azmoun, joueur capable de faire basculer un match, pourrait affaiblir considérablement le potentiel offensif de la Team Melli. Les supporters espèrent encore un revirement de dernière minute, mais la liste officielle semble actée.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions récurrentes entre le monde sportif et la sphère politique en République islamique. Plusieurs footballeurs iraniens ont déjà connu des tracasseries ou des exclusions pour des prises de parole jugées déviantes. Azmoun, lui, n’a pas encore commenté publiquement sa non-sélection.