À moins de quatre jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les organisateurs font face à une situation inédite : le match d’ouverture de la sélection américaine contre le Paraguay, prévu vendredi au SoFi Stadium d’Inglewood (rebaptisé Los Angeles Stadium pour le tournoi), n’est pas complet. Plusieurs centaines de billets sont encore en vente directe, et des milliers d’autres circulent sur les plateformes de revente, souvent à un prix inférieur à leur valeur faciale.

Une demande en demi-teinte

Ce phénomène touche également le Canada, qui dispute son premier match du groupe le même jour. Les deux équipes hôtes, pourtant attendues comme des têtes d’affiche du tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, peinent à attirer l’affluence espérée. La disponibilité de places à des tarifs réduits sur le marché secondaire contraste avec l’engouement habituel pour les grandes compétitions internationales.

Les raisons d’un engouement modéré

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette relative morosité. Le coût élevé des billets officiels, les difficultés logistiques dans une mégapole comme Los Angeles, ainsi que la performance mitigée de l’équipe américaine lors des matchs de préparation – notamment une défaite 2-0 face au Portugal à Atlanta – ont pu refroidir une partie des supporters. La concurrence avec d’autres événements sportifs et culturels organisés simultanément dans la région joue également un rôle.

Un test pour l’organisation nord-américaine

Alors que la FIFA et les comités locaux tablaient sur des stades pleins pour donner une image de réussite populaire à cette première Coupe du monde à 48 équipes, ces invendus de dernière minute constituent un signal inattendu. Les autorités sportives espèrent que l’afflux de supporters étrangers et les ventes de dernière minute permettront de combler les gradins avant le coup d’envoi. En attendant, les places disponibles sur les sites de revente offrent une opportunité rare pour les amateurs de football de voir un match de Coupe du monde à un prix inférieur au marché.

Une Coupe du monde sous haute surveillance

Le tournoi, qui se déroule du 11 juin au 19 juillet dans seize villes nord-américaines – dont Atlanta, Dallas, Houston, Seattle, Los Angeles, Philadelphie, San Francisco, Boston, Kansas City, Miami et New York/New Jersey –, fait l’objet d’une attention particulière. Les organisateurs devront gérer cette défection partielle du public pour les matchs des pays hôtes, alors que la compétition n’a pas encore commencé.