Un nouveau chapitre s’ajoute à l’édition 2026 de Roland-Garros. Au lendemain de sa victoire en finale, le joueur Alexander Zverev a provoqué un incident en coupant court à une interview accordée à une chaîne de télévision. La raison invoquée par le sportif allemand : une question portant sur les accusations de violences conjugales dont il fait l’objet depuis plusieurs années.

« C’est la deuxième question là-dessus », a-t-il lancé, visiblement agacé, avant de quitter le plateau. Le champion a estimé que le thème des violences domestiques avait déjà été abordé lors d’un précédent échange et qu’il n’entendait pas y revenir. Selon des témoins présents sur le lieu de l’interview, le ton est monté rapidement, et le tennisman a retiré son micro avant de se lever.

Des accusations qui ne s’effacent pas. Depuis plusieurs années, Alexander Zverev est mis en cause par son ex-compagne, qui a déposé plainte pour violences physiques et psychologiques. Un procès s’est ouvert en 2024 en Allemagne, mais la procédure n’a pas encore abouti à une décision définitive. Le joueur a toujours nié les faits, affirmant qu’il s’agissait de « calomnies » et d’une « tentative de déstabilisation ».

Le contexte du tournoi parisien. La finale de Roland-Garros, remportée par Zverev face à un adversaire qu’il dominait nettement, avait déjà été marquée par des réactions contrastées dans les médias. Plusieurs commentateurs ont souligné l’absence de prise de position publique de la part des instances dirigeantes du tennis sur les accusations pesant sur le vainqueur. La Fédération française de tennis (FFT) s’est pour l’instant contentée de féliciter le lauréat sans évoquer les poursuites judiciaires.

Un précédent similaire ? Ce n’est pas la première fois que le sportif allemand écourte une interview sur ce sujet. Au cours des douze derniers mois, il avait déjà refusé de répondre à des questions jugées « répétitives » lors de plusieurs conférences de presse, provoquant des tensions avec les journalistes. Ce comportement alimente le débat sur la manière dont le monde sportif gère les affaires extra-sportives touchant ses stars.

Le message des associations. Des organisations de défense des droits des femmes ont réagi rapidement après l’incident télévisé. Plusieurs d’entre elles jugent « déplorable » que le joueur puisse « ignorer les faits qui lui sont reprochés et continuer à bénéficier d’une couverture médiatique favorable sans avoir à répondre de ses actes ». Elles appellent les organisateurs des tournois du Grand Chelem à prendre position publiquement et à conditionner l’invitation des athlètes à leur comportement hors des courts.

Quelles suites ? Pour l’heure, ni l’ATP ni la FFT n’ont commenté la sortie de Zverev de l’interview. Le joueur, lui, est attendu prochainement à Hambourg pour un tournoi préparatoire à Wimbledon. Rien n’indique qu’il modifiera sa stratégie de communication. La question des violences conjugales dans le sport, elle, demeure brûlante.