Alors qu’elle s’élance pour tenter de décrocher un cinquième titre à Roland-Garros, Iga Swiatek a livré sa vision de l’équilibre entre technologie et instinct dans le tennis moderne. Interrogée sur l’utilisation croissante des données et des outils numériques dans la préparation et le déroulement des matchs, la numéro un mondiale a insisté sur le caractère irremplaçable de l’intuition. « L’instinct reste primordial au tennis, car les matchs sont dynamiques », a-t-elle affirmé.

Une préparation de plus en plus documentée

Swiatek reconnaît que la préparation est aujourd’hui « bien plus documentée qu’auparavant ». Les données, explique-t-elle, permettent aux joueurs et aux entraîneurs de mieux comprendre « les schémas de jeu, les tendances et les prises de décision ». Elle-même utilise les statistiques pour identifier les axes d’amélioration, analysant par exemple « le placement du service, l’efficacité du retour ou le déroulement des points sous pression ». La Polonaise travaille avec son équipe pour doser les informations fournies par la technologie, notamment via les solutions développées par Infosys, dont elle est ambassadrice. « Les données viennent étayer l’intuition, elles ne la remplacent pas », a-t-elle précisé.

Un équilibre entre chiffres et sensations

Pour Swiatek, le tennis reste avant tout « une question de résolution de problèmes en temps réel et de gestion des émotions ». La technologie peut guider la préparation, mais « la créativité, l’intuition et la personnalité demeurent des éléments essentiels du jeu ». Elle observe d’ailleurs une diversité d’approches parmi les entraîneurs du circuit : certains s’appuient lourdement sur les données, d’autres privilégient un style plus traditionnel. « Il est fascinant de constater cette diversité », a-t-elle commenté.

Éviter la surcharge mentale

Interrogée sur le risque de surcharge cognitive lié à l’afflux d’informations, la championne polonaise a reconnu que « nous avons parfois tendance à complexifier le tennis inutilement ». Elle estime que ce sujet « contribue à la surcharge mentale si elle n’est pas gérée correctement ». Swiatek travaille avec son équipe pour trouver le juste équilibre entre les données et les sensations sur le court, en s’appuyant sur les analyses sans se laisser submerger.

Un tournoi propice à l’analyse

Concernant Roland-Garros, Swiatek a souligné que le tournoi parisien « facilite et optimise l’accès aux données », ce qui rend l’analyse « beaucoup plus immédiate ». Mais pour elle, que ce soit pour un Grand Chelem ou un tournoi du circuit WTA, l’utilisation des données est devenue permanente. La joueuse, qui dispute actuellement l’édition 2026, espère allier préparation technologique et instinct pour ajouter une nouvelle ligne à son palmarès sur la terre battue parisienne.