La cuvée 2026 de Roland-Garros remet au goût du jour une interrogation récurrente dans le monde du tennis : les finales du tableau féminin devraient-elles se disputer au meilleur des cinq sets, à l’instar de celles des hommes ? Le sujet, qualifié d’« éternel débat » par les observateurs, divise joueuses, entraîneurs et instances.

Un format historique remis en cause Actuellement, les finales féminines des tournois du Grand Chelem se jouent en trois manches gagnantes, tandis que les masculines en comptent cinq. Cette différence, justifiée par des considérations historiques et physiologiques, est régulièrement contestée par celles et ceux qui y voient une inégalité de traitement. À Roland-Garros, où la terre battue exige une endurance particulière, la polémique prend une dimension singulière.

Des résistances physiques mises en avant Les opposants à une réforme soulignent que le jeu féminin actuel, caractérisé par des échanges très puissants, rendrait difficile la tenue de matches beaucoup plus longs. « En frappant comme des mules, ça sera impossible », résume une joueuse interrogée sur le sujet, dont le propos illustre les craintes d’une usure excessive. La violence des frappes, combinée à la durée potentielle d’une finale en cinq sets, pourrait selon certains dépasser les capacités de récupération des athlètes.

Un équilibre délicat à trouver Les partisans de l’égalité des formats avancent pour leur part un argument d’équité sportive et de spectacle. Ils estiment que les spectateurs auraient droit à des confrontations plus longues et plus haletantes. Cependant, aucune décision officielle n’a été prise par la Fédération française de tennis ni par la WTA. Le débat reste ouvert, sans perspective immédiate de changement.

Un serpent de mer tennistique La question n’est pas nouvelle : depuis des années, des voix s’élèvent pour harmoniser les règles entre circuits masculin et féminin. Mais chaque édition de Roland-Garros ravive les discussions, sans jamais aboutir à une évolution concrète. L’édition 2026 ne fait pas exception, et il est peu probable qu’elle voie naître un consensus.