Alexander Zverev a validé son ticket pour la finale de Roland-Garros en dominant le jeune Tchèque Jakub Mensik, 26e tête de série, vendredi 5 juin. Le score final de 7-5, 6-2, 3-6, 6-3 en faveur de l'Allemand, âgé de vingt-neuf ans et désormais troisième joueur mondial, reflète une rencontre à sens unique pendant deux sets, puis plus disputée après la perte de la troisième manche.
Le favori du tournoi, depuis les éliminations précoces de Jannik Sinner et Novak Djokovic, respectivement au deuxième et troisième tours, a su gérer les temps faibles face à un adversaire qui disputait sa première demi-finale en Grand Chelem. Mensik, vingt ans, a semblé marqué par l'enchaînement des matchs, dont deux en cinq sets plus tôt dans la quinzaine, et a demandé un temps mort médical dès le troisième jeu de la troisième manche pour un problème cervical. Il est parvenu néanmoins à breaker le favori pour mener 4-2 et remporter cette manche — la seule que Zverev ait perdue de tout le tournoi. Mais son sursaut n'a pas duré : deux fautes directes consécutives en revers au début du quatrième set ont offert le break décisif à son adversaire.
Zverev, qui a déjà perdu trois finales en Grand Chelem — dont celle de Roland-Garros en 2024 face à Carlos Alcaraz et celle de l'US Open 2020 où il avait mené de deux sets face à Dominic Thiem —, a souligné en conférence de presse l'importance de l'expérience dans ce type de match : « C'est un Grand Chelem, c'est en cinq manches, il se passe des choses, les adversaires jouent mieux. J'ai géré cela. » Il s'est dit satisfait de son état d'esprit, ajoutant avec humour : « Pur vide, il n'y a absolument rien dans ma tête. Nous sommes des athlètes, très peu d'entre nous ont quelque chose dans la tête. Parfois, il est plus facile d'être stupide et de ne pas trop penser. »
Face à un Italien en finale
Dimanche, Zverev sera opposé au vainqueur de l'autre demi-finale qui oppose deux Italiens : le 10e mondial Flavio Cobolli et Matteo Arnaldi, classé 104e. Le double tenant du titre et numéro un mondial Carlos Alcaraz a été éliminé plus tôt dans le tournoi, ce qui ouvre une voie royale à l'Allemand pour décrocher son premier titre du Grand Chelem. Depuis son dernier titre sur le circuit, un tournoi sur terre battue à Munich en avril 2025, Zverev traverse une période de quatorze mois sans trophée.
Sa prestation face à Mensik n'a pas été exempte de controverses : le public parisien a manifesté son mécontentement à deux reprises lorsque l'Allemand a contesté des décisions de lignes, et il a reçu un avertissement pour dépassement du temps de service. Mais il a conclu le match sur sa première balle de match, profitant d'une nouvelle faute en revers de son adversaire.
Un parcours sans fausse note
Zverev n'a perdu que deux sets depuis le début de la quinzaine, ce qui lui confère un capital physique et mental important avant la finale. Il disputera dimanche sa onzième finale en Grand Chelem. Pour Mensik, l'élimination met fin à un parcours remarqué mais prometteur pour l'avenir.
Le match décisif se jouera sur le court Philippe-Chatrier, où Zverev avait perdu deux ans plus tôt contre Alcaraz après avoir mené un set à rien.