Le joueur paraguayen Adolfo Daniel Vallejo a écopé d’une sanction à l’issue de son match de deuxième tour de Roland-Garros perdu face au Français Moïse Kouame. En cause : des déclarations sexistes prononcées à l’encontre de l’arbitre brésilienne Ana Carvalho. Vallejo avait estimé qu’« un homme » aurait dû officier lors de cette rencontre, selon plusieurs témoignages.

Les instances dirigeantes du tournoi ont rapidement réagi. Dans un communiqué, la direction de Roland-Garros a indiqué avoir pris des mesures disciplinaires, sans préciser immédiatement la nature exacte de la sanction. La Fédération française de tennis a également fait savoir qu’elle condamnait fermement ces propos, rappelant son engagement en faveur de l’égalité et du respect dans le sport.

La polémique a gagné la sphère politique. La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a vivement critiqué le joueur. Sur son compte officiel, elle a qualifié les propos de « totalement inacceptables » et a salué la réactivité des organisateurs. « Le tennis se doit d’être un exemple de respect », a-t-elle écrit, appelant à des sanctions exemplaires pour dissuader ce type de comportement.

Vallejo avait déjà exprimé sa colère contre l’arbitrage après sa défaite, affirmant que le match aurait tourné en sa faveur dans une autre ville. Mais c’est son commentaire sur le genre de l’arbitre qui a provoqué l’indignation.

Ce n’est pas la première fois que Roland-Garros est confronté à des propos discriminatoires. Le tournoi parisien a renforcé ces dernières années son code de conduite pour lutter contre toute forme de sexisme ou de racisme.

Contacté, l’entourage de Vallejo n’a pas réagi dans l’immédiat. Le joueur pourrait en outre faire l’objet d’une procédure disciplinaire de la part des instances internationales.