Loïs Boisson n’a pas caché son émotion ce mardi à Roland-Garros. Au sortir de son match, la joueuse française, visiblement marquée, a confié son plus grand regret : « Ne pas arriver à rester en bonne santé ». Une déclaration qui résonne comme un cri du cœur pour la jeune femme, dont le corps refuse de suivre le rythme exigeant du circuit professionnel.
La native de Paris, âgée de 22 ans, venait de disputer le premier tour du tournoi. Si elle n’a pas donné de détails sur sa défaite, c’est surtout la frustration physique qui l’a poussée aux larmes. « Je travaille dur, je fais tout ce qu’il faut, mais les pépins reviennent sans cesse », a-t-elle ajouté, la voix brisée. Son entourage la décrit comme une joueuse talentueuse mais fragile, souvent freinée par des blessures à répétition.
Un corps à l’épreuve
Depuis ses débuts sur le circuit, Loïs Boisson a multiplié les arrêts forcés. Tendinite, douleurs au dos, entorses : son corps a trahi à plusieurs reprises ses ambitions. « Je sais que j’ai le niveau pour rivaliser, mais mon organisme ne suit pas. C’est dur mentalement », a-t-elle expliqué. Ses proches, présents dans le public, ont tenté de la réconforter, mais la jeune joueuse peinait à contenir ses sanglots.
Roland-Garros, tournoi qu’elle dispute pour la troisième fois, reste pour elle un objectif majeur. « J’adore ce tournoi, le public est incroyable. Mais chaque année, c’est la même histoire : une blessure ou une baisse de forme au mauvais moment », a-t-elle regretté. Cette édition 2026 ne fait pas exception : Boisson a dû batailler jusqu’au bout, mais n’a pu éviter une sortie prématurée.
Un avenir incertain
Malgré cette déception, la Française assure ne pas baisser les bras. « Je vais me relever, encore une fois. Mais il va falloir trouver des solutions », a-t-elle promis, le regard humide. Son staff médical travaille déjà à un nouveau programme de prévention, tandis que des spécialistes sont consultés pour tenter de stabiliser son état de santé.
Interrogée sur la suite de sa saison, Loïs Boisson reste prudente : « Je ne veux plus me fixer d’objectifs trop ambitieux. Je vais prendre les tournois un par un, en écoutant mon corps ». Un discours réaliste pour celle qui espère enfin pouvoir enchaîner les compétitions sans interruption.
Cette confession a ému le public du Court Suzanne-Lenglen, qui a salué la combattante derrière la vulnérabilité. Mais elle pose aussi la question de la gestion de la santé dans le tennis féminin, où les jeunes joueuses sont souvent poussées à leurs limites physiques.