Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a réagi ce vendredi 29 mai à la publication par l’Insee d’une croissance révisée à -0,1 % pour le premier trimestre 2026. Interrogé sur BFMTV, il a qualifié cette donnée de « pas une bonne nouvelle », tout en la relativisant par l’existence de « facteurs exceptionnels ».
Selon le locataire de Bercy, trois causes principales expliquent ce recul. Il a cité « la clémence de l’hiver », qui s’est traduite par une baisse de la consommation d’énergie, « des exportations d’Airbus inférieures à d’habitude », et surtout « l’impact de la loi spéciale ». Cette dernière, adoptée faute de budget voté à l’automne, a suspendu plusieurs politiques publiques. « Lorsque la France n’avait pas de budget, un certain nombre de politiques publiques ont été suspendues », a-t-il expliqué, prenant l’exemple de MaPrimeRénov, un dispositif d’aide à la rénovation énergétique. « L’investissement des ménages au premier trimestre a baissé », a-t-il ajouté.
Une leçon pour la préparation du budget 2027
Roland Lescure a voulu tirer de cette situation « une leçon pour nous toutes et nous tous », particulièrement « à un moment où l’on commence à se projeter vers la préparation du budget de 2027 ». Il a insisté sur le fait que « la loi spéciale n’est pas une option », car elle empêche de déployer les prêts publics et, a-t-il affirmé, « on le voit de manière très concrète, peut avoir un impact négatif sur l’activité ».
L’inflation toujours en hausse
Le ministre a également commenté les chiffres de l’inflation, qui s’établit à 2,4 % sur un an en mai, en augmentation pour le quatrième mois consécutif. Il a toutefois nuancé cette donnée en déclarant : « L’inflation est en hausse, on s’y attendait, mais elle est contenue. »