Le Néo-Zélandais Ryan Fox est entré dans l'histoire du golf ce dimanche en remportant le 154e British Open, disputé sur le parcours de Royal Birkdale. Agé de 39 ans, il a su garder son sang-froid dans une dernière journée marquée par une chaleur accablante et des retournements de situation, pour s'adjuger le prestigieux trophée, la Claret Jug.

Fox a conclu son quatrième tour par une carte de 68, soit deux coups sous le par, pour terminer à neuf coups sous le par total, devançant d'une longueur l'Américain Cameron Young. Le joueur de 29 ans, qui avait déjà regagné le club-house en tête, a vu son avance fondre au fil des derniers trous.

Un 18e trou de légende

Le moment décisif est survenu sur le 18e trou, un par 4 long et difficile qui n'avait accordé que quatre birdies de toute la journée. Fox a sorti son driver pour envoyer un coup de 330 yards en plein milieu du fairway. Avec 175 yards restants, il a placé l'un des plus beaux coups d'approche de sa carrière, atterrissant au cœur du green. Il a ensuite tranquillement converti un putt de 11 pieds pour sceller sa victoire, déclenchant l'enthousiasme du public.

Une remontée historique

Le parcours de Fox dans ce tournoi est extraordinaire. Après un premier tour en 72 (à sept coups de la tête, 85e ex aequo), il est remonté avec un 68 au deuxième tour (52e ex aequo). Samedi, il a signé une ronde de 62, soit huit coups sous le par, égalant le record du meilleur score sur un tour dans un tournoi du Grand Chelem masculin. Cette performance constitue la plus grande remontée après 36 trous dans l'histoire des majeurs.

Un champion inattendu

Classé 56e mondial, Ryan Fox devient le vainqueur du British Open le moins bien classé depuis le Nord-Irlandais Darren Clarke en 2011. Il est également le quatrième joueur seulement, au cours des trente dernières années, à remporter son premier tournoi majeur à l'âge de 39 ans ou plus. Fils de la légende du rugby néo-zélandais Grant Fox, il a inscrit son nom au palmarès d'un des plus anciens et prestigieux tournois du monde.

« What a way to take it » (« Quelle manière de le prendre ») a commenté la réalisation télévisée en montrant les meilleurs moments de son dernier tour, résumant l'incroyable finale d'un joueur qui a su rester imperturbable quand les « poids lourds » du circuit pliaient sous la pression.