Le nouveau vaisseau amiral de la flotte présidentielle américaine va faire l’objet de retouches techniques importantes. Donald Trump a confirmé, dimanche 19 juillet, que l’appareil récemment mis en service ne répondait pas entièrement aux exigences de sécurité et qu’il serait renvoyé en atelier pour y être renforcé.

Un premier vol suivi de doutes

Le chef de l’État avait effectué son premier voyage à bord de ce Boeing 747-8 le 1er juillet. Pourtant, dix jours plus tard, alors qu’il devait quitter un sommet de l’OTAN en Turquie, les services avaient fait appel à un appareil plus ancien pour le ramener à Washington. Ce changement a immédiatement suscité des interrogations sur l’état réel du nouvel avion.

Selon des informations concordantes, le nouvel Air Force One ne disposerait pas des mêmes équipements de contre-mesures que son prédécesseur, en particulier en matière de défense antimissile. Ces lacunes, jugées critiques pour la sécurité présidentielle, ont conduit à la décision de le renvoyer au hangar.

« Le booster au maximum »

Interrogé sur les raisons de ce retour en arrière, Donald Trump a déclaré : « Ils vont l’envoyer pour le booster au maximum. » Cette formule, reprise dans plusieurs comptes rendus, traduit la volonté de l’administration d’apporter des améliorations substantielles aux systèmes de protection de l’aéronef.

L’appareil, un Boeing 747-8, avait été offert par le Qatar dans le cadre d’un accord diplomatique. Sa mise en service avait été présentée comme un symbole de modernisation de la flotte présidentielle. Les travaux à venir devraient porter principalement sur l’installation d’équipements de guerre électronique et de contre-mesures infrarouges.

Un précédent qui interroge

Le fait que le président ait dû utiliser un avion plus ancien pour rentrer d’un sommet de l’OTAN, le 10 juillet, a alerté les services de sécurité. Les spécialistes estiment que tout appareil transportant le chef de l’État doit être en mesure de faire face à des menaces balistiques et cybernétiques. Les lacunes constatées sur le Boeing 747-8 ne sont pas rares sur des avions neufs : les modifications de sécurité sont souvent réalisées après la livraison initiale, dans des ateliers spécialisés.

La durée des travaux n’a pas été précisée. En attendant, la présidence utilisera des appareils de backup, notamment les anciens Boeing 747-200 déjà équipés de tous les systèmes de protection.

Un enjeu diplomatique

Le don du Qatar, qui visait à resserrer les liens entre Doha et Washington, se trouve ainsi momentanément mis en suspens. Les autorités qatariennes n’ont pas réagi officiellement à cette annonce. L’administration Trump a assuré que l’avion restait un atout précieux pour la flotte présidentielle une fois ses améliorations achevées.

Ces annonces interviennent dans un contexte où la sécurité des déplacements présidentiels est régulièrement réévaluée. La décision de renvoyer l’appareil au hangar illustre la priorité accordée à la protection du chef de l’État, quitte à retarder l’utilisation d’un avion neuf.