Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, s'est montré optimiste ce jeudi 27 mai quant à la capacité des branches professionnelles à relever leurs salaires minimaux pour les aligner sur le Smic. Interrogé sur l'application de la mesure législative qui impose un rattrapage sous 45 jours, le ministre a indiqué qu'il était confiant dans le déroulement des négociations.

Un calendrier serré mais tenable

La loi prévoit que les branches dont les minimas conventionnels sont inférieurs au salaire minimum de croissance (Smic) disposent d'un délai de 45 jours pour ouvrir des négociations et parvenir à un accord. Passé ce délai, des sanctions ou des mécanismes de mise en conformité peuvent être déclenchés. Jean-Pierre Farandou a souligné que les branches concernées étaient « en ordre de marche » pour respecter cet agenda.

Des branches encore en retard

Plusieurs secteurs d'activité, notamment dans les services à la personne, la restauration collective ou le nettoyage, se trouvent dans une situation où leurs grilles salariales minimales n'ont pas encore été réévaluées à la hauteur du Smic, pourtant revalorisé à plusieurs reprises ces derniers mois. Le ministre a rappelé que l'objectif du gouvernement est de garantir que « le travail paie » et que les salariés au bas de l'échelle ne soient pas lésés par des accords de branche obsolètes.

Un contexte de pression sociale

Cette déclaration intervient alors que les partenaires sociaux sont appelés à finaliser leurs négociations de branche avant l'échéance fatidique. Certaines organisations syndicales avaient exprimé des craintes quant à la capacité des branches les plus fragiles à aboutir à un accord dans les temps. Jean-Pierre Farandou a répondu à ces inquiétudes en insistant sur la mobilisation de l'administration du travail pour accompagner les négociateurs.

Quelles conséquences en cas d'échec ?

Si une branche ne parvient pas à un accord dans le délai légal, la loi prévoit que les minimas hiérarchiques peuvent être fixés par arrêté ministériel, sur proposition de la Commission nationale de la négociation collective. Le ministre n'a pas exclu cette possibilité, tout en précisant qu'il préférait « la voie du dialogue ».

Les prochaines semaines seront décisives pour des centaines de milliers de salariés dont la rémunération minimale dépend de ces négociations de branche. Le gouvernement entend maintenir la pression pour que les engagements pris soient tenus.