Une émotion à vif.
Au lendemain de la défaite de l'Argentine en finale de la Coupe du monde 2026, Lionel Scaloni a offert un moment rare et poignant. En conférence de presse, le sélectionneur de 48 ans n'a pu retenir ses larmes, la voix brisée par l'émotion. « Je ne peux pas parler, pardon », a-t-il soufflé, avant de quitter brièvement la salle.
De retour face aux micros, Scaloni a livré un discours empreint de gratitude et d'incertitude. « C'est une tristesse immense, un choc. Mais je veux remercier les joueurs, tout le staff, le peuple argentin. Ce fut un honneur d'entraîner cette équipe », a-t-il déclaré, entre deux sanglots.
Un avenir incertain.
Interrogé sur son avenir, Scaloni s'est montré évasif. « Il faut digérer tout ça. Je ne sais pas ce qui va se passer », a-t-il répondu, ajoutant : « Ce groupe a tout donné. Peut-être que c'est la fin d'un cycle, pour moi comme pour certains joueurs. »
Cette déclaration a immédiatement suscité l'inquiétude chez les supporters argentins. Sous la houlette de Scaloni, l'Argentine a remporté la Coupe du monde 2022, la Copa América 2024, et a atteint la finale de l'édition 2026. « Ce fut un cycle magnifique, mais il a peut-être atteint sa limite », a-t-il confié, suggérant qu'il pourrait s'agir de son dernier match sur le banc de l'Albiceleste.
Un palmarès exceptionnel.
Arrivé à la tête de l'équipe nationale en 2018, Scaloni a transformé l'Argentine, la menant à trois finales internationales en quatre ans. Outre le titre mondial 2022, il a remporté la Copa América 2021 et la Finalissima 2022 contre l'Italie. « Nous avons tout gagné, nous avons tout donné », a-t-il rappelé.
Mais le sélectionneur a aussi reconnu la difficulté de maintenir un tel niveau. « Reconstruire une équipe qui peut atteindre deux finales de Coupe du monde consécutives est presque impossible. Le football va vite, les cycles sont courts. »
Des adieux possibles.
Plusieurs joueurs cadres, comme Lionel Messi (38 ans), Ángel Di María (38 ans) ou Nicolás Otamendi (37 ans), pourraient également mettre un terme à leur carrière internationale. Scaloni a semblé valider cette hypothèse : « Certains joueurs ont dit au revoir, d'autres prendront leur décision dans les semaines à venir. Le renouvellement est nécessaire. »
Une nation en deuil.
En Argentine, la défaite en finale a plongé le pays dans la sidération. Mais les hommages à Scaloni pleuvent. L'ancien joueur, qui n'avait jamais entraîné une équipe première avant de prendre les rênes de la sélection, est considéré comme l'un des plus grands artisans du renouveau du football argentin. « Quoi qu'il arrive, je serai toujours reconnaissant envers ce maillot et ce peuple », a-t-il conclu, avant de quitter la conférence, les yeux encore rouges.
Conclusion.
Le départ de Scaloni, s'il se confirme, marquerait la fin d'une ère dorée pour l'Albiceleste. Mais pour l'instant, le sélectionneur demande du temps. « Laissez-moi digérer cette défaite d'abord. Ensuite, on verra. »