Le gouvernement met en place une nouvelle campagne de promotion de l’activité physique intitulée «Septembre bouge». L’annonce en a été faite par la ministre des Sports, Marina Ferrari, lors de son audition mercredi devant la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport de l’Assemblée nationale.
L’objectif affiché est de faire de septembre un «mois réflexe» pour la pratique sportive, sur le modèle du «Mois sans tabac». Cette opération se déroulera chaque année à compter de 2026, avec un coup d’envoi fixé au 3 septembre. Le point culminant devrait être la Fête du sport, dont la première édition, organisée le 14 septembre 2025 à Paris, avait rassemblé 140 000 personnes.
Marina Ferrari a justifié cette initiative par un constat sanitaire alarmant. Selon elle, «95% des adultes présentent aujourd'hui une fragilité sanitaire liée soit à un niveau insuffisant d'activité physique, soit un temps de sédentarité qui est excessif». Chez les enfants, la situation est également préoccupante : ils auraient «perdu 40% de leur capacité cardiovasculaire en l'espace de 25 ans». La ministre a également souligné que «les tests physiques mis en œuvre à l'entrée de sixième ont dévoilé des résultats qui sont inquiétants».
Un héritage olympique
«Septembre bouge» s’inscrit dans la stratégie nationale «Sport-Santé 2025-2030», présentée en septembre 2025, dont le but est de «mettre en œuvre concrètement les mesures» d’une feuille de route «ambitieuse», a rappelé la ministre. Cette opération puise également dans l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et dans la perspective des Jeux d’hiver dans les Alpes françaises en 2030.
La Fête du sport, qui constitue le temps fort de l’opération, trouve elle-même son origine dans la parade des athlètes des Jeux de Paris, le 14 septembre 2024 sur les Champs-Élysées. À cette occasion, le chef de l’État, Emmanuel Macron, avait proposé d’instaurer chaque année, à cette même date, une Fête du sport, calquée sur le modèle de la Fête de la musique.