Emmanuel Macron connaît une embellie dans l’opinion. Selon un sondage rendu public ce 5 juin, la confiance des Français à l’égard du président de la République s’établit à 26 %, soit son plus haut score depuis un an. Ce résultat marque une progression de 3 points par rapport à la vague précédente de l’enquête.
Un regain porté par plusieurs catégories de population
Cette remontée s’observe dans différents segments de l’électorat. Les personnes âgées de 65 ans et plus, traditionnellement plus favorables au chef de l’État, lui accordent 40 % d’opinions positives. Chez les 35-49 ans, la confiance gagne 5 points pour atteindre 20 %. Les cadres et professions intellectuelles supérieures placent leur confiance à 38 %, soit une hausse de 7 points.
Le chef de l’État progresse également dans l’électorat de droite. Les sympathisants des Républicains lui donnent 46 % de confiance, soit 4 points de plus qu’en mai. Cette amélioration coïncide avec la nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre, intervenue fin mai, et avec un contexte international marqué par les frappes américaines et israéliennes en Iran.
Un niveau encore fragile
Malgré cette hausse, Emmanuel Macron reste très loin des scores qu’il obtenait lors de son premier quinquennat. En juin 2020, au sortir du premier confinement, il atteignait 48 % de confiance. La moyenne des présidents de la Ve République à ce stade de leur mandat s’établit autour de 35 %, selon les données historiques de l’institut de sondage.
Par ailleurs, le mécontentement demeure majoritaire : 73 % des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance au président (soit une baisse de 3 points). Parmi elles, 48 % expriment « tout à fait » leur défiance. Le solde net de confiance (écart entre « tout à fait confiance » et « tout à fait pas confiance ») reste négatif de 4 points.
Un effet Bayrou et une actualité dense
Les analystes relient ce regain à plusieurs facteurs. La nomination de François Bayrou à Matignon, intervenue après la motion de censure qui a fait tomber le gouvernement précédent, semble avoir apaisé une partie de l’opinion de droite et du centre. Par ailleurs, l’actualité internationale, notamment la guerre en Iran et les tensions avec la Russie, replace le président dans son rôle de chef des armées, traditionnellement plus favorable à sa cote de popularité.
Le sondage a été réalisé par l’institut Odoxa pour la presse quotidienne régionale auprès d’un échantillon représentatif de 1 005 personnes, interrogées les 3 et 4 juin. La marge d’erreur est estimée entre 1,4 et 3,1 points.