L'ancien agent immobilier et présentateur vedette de programmes immobiliers, Stéphane Plaza, comparaît à partir de ce vendredi 25 juin devant la cour d'appel de Paris. Il avait été reconnu coupable en février 2025 de violences physiques et psychologiques envers une ancienne compagne, une décision dont il a fait appel.

La juridiction du premier degré l'avait condamné à une peine d'un an d'emprisonnement assortie d'un sursis simple. À l'époque, cette condamnation avait entraîné la déprogrammation de ses émissions sur la chaîne M6, qui étaient notamment « Recherche appartement ou maison » (lancée en 2006) et « Chasseurs d'appart » (débutée en 2015). L'image de marque du présentateur, âgé de 56 ans, a été sérieusement affectée par ces révélations.

Le point de vue des parties civiles

Deux femmes sont impliquées dans cette affaire. La première, prénommée Amandine, s'est constituée partie civile. Ses conseils, Mes Benjamin Chouai et Lisa Gordet, ont exprimé le poids que représente pour leur cliente cette nouvelle audience. « C'est compliqué pour notre cliente, une nouvelle fois, de faire face à M. Plaza, mais elle espère que les débats seront plus sobres que ce qu'elle a eus à subir au tribunal », ont-ils déclaré.

La seconde plaignante, Paola, avait vu les faits de violences psychologiques reprochés à Stéphane Plaza être relaxés en première instance. Le tribunal correctionnel avait alors estimé que, sans remettre en cause sa parole, les éléments du dossier reposaient en grande partie sur ses seules déclarations. Son avocate, Me Clotilde Lepetit, a indiqué espérer « un peu de sérénité dans les débats » lors de cette nouvelle audience. Elle a également précisé qu'une plainte pour cyberharcèlement déposée par Stéphane Plaza à l'encontre de ces deux femmes, initialement classée sans suite, sera versée au dossier.

Les réactions de la défense

L'animateur et ses avocats, Mes Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, n'ont pas souhaité faire de déclaration avant le début des débats. Ils avaient par le passé accusé le parquet de Paris d'avoir « truqué » le procès en première instance en classant la plainte pour cyberharcèlement, ce que le parquet a contesté, faisant valoir que les faits de cyberharcèlement étaient « très postérieurs et indépendants » des violences jugées.

Des répercussions économiques et judiciaires

Outre cette affaire, Stéphane Plaza a été condamné en mai 2025 à une amende de 3 000 euros pour usage de stupéfiants, à l'issue d'une garde à vue de vingt-quatre heures. Par ailleurs, en décembre 2025, le groupe Stéphane Plaza France a dû verser une indemnisation à une agence franchisée pour « perte de réputation de la marque », un préjudice directement lié à la condamnation pour violences conjugales. Cette perte d'attractivité et de réputation avait été reconnue par le tribunal des affaires économiques.

L'audience devant la cour d'appel de Paris est prévue pour se dérouler sur trois jours, jusqu'au 1er juillet. La décision sera mise en délibéré à une date ultérieure.