Un effort d'adaptation face aux températures extrêmes
Ce vendredi 26 juin, quelque 850 000 élèves de troisième composent sur l'écrit de français du diplôme national du brevet (DNB). L'épreuve a débuté à 9 heures, mais la canicule qui frappe une large partie du territoire complique les conditions de travail. Dans plusieurs centres d'examen, notamment à Paris, la température intérieure dépasse déjà les 30 degrés, suscitant l'inquiétude de nombreux candidats avant même l'ouverture des salles.
Face à cette situation, le ministre de l'Éducation nationale a réaffirmé que les épreuves écrites du brevet n'étaient pas reportées, mais a détaillé les aménagements mis en place pour les alléger. Parmi les mesures évoquées : l'installation de brumisateurs et de ventilateurs dans les locaux, la distribution d'eau en quantité suffisante, et la possibilité pour les élèves de retirer leur masque dans les salles climatisées ou excessivement chaudes. Les consignes prévoient également que les surveillants puissent ouvrir les fenêtres à condition de ne pas perturber le bon déroulement de l'épreuve.
Des réactions mitigées avant l'entrée en salle
Dès 8 h 25, devant les centres d'examen, les premiers témoignages montraient des collégiens partagés entre stress et inconfort. Certains élèves interrogés ont exprimé leur crainte de ne pas réussir à se concentrer sur les sujets tant la chaleur est oppressante. D'autres, au contraire, disaient espérer que la fraîcheur matinale leur permettrait de composer dans de meilleures dispositions que leurs aînés du baccalauréat, confrontés ces derniers jours à des conditions similaires lors des épreuves orales.
Un contexte déjà tendu pour les examens
Cette session du brevet intervient en effet après une semaine marquée par des polémiques récurrentes autour de l'organisation des examens en période de canicule. Les oraux du baccalauréat, qui se sont déroulés du 16 au 26 juin, ont donné lieu à des critiques de la part de jurés professeurs, évoquant une « grande confusion » et des conditions « pénibles » pour les candidats. En réaction, le ministre avait déjà annoncé que les oraux du bac pourraient être reportés localement en cas de fortes chaleurs, et qu'une réflexion était engagée pour concentrer, à l'avenir, toutes les épreuves sur la matinée afin d'éviter les heures les plus chaudes.
Quel suivi dans les prochains jours ?
Pour les collégiens, la journée ne se limite pas au français : les épreuves écrites se poursuivent avec les mathématiques et les sciences. Les autorités scolaires ont indiqué que les mêmes aménagements seraient appliqués tout au long de la session, sous réserve de l'évolution de la vague de chaleur. Les syndicats enseignants, de leur côté, appellent à une anticipation plus systématique des conditions climatiques extrêmes dans le calendrier des examens nationaux, afin d'éviter que les élèves ne soient pénalisés par la météo.