Une relation au-delà de la fonction

Keir Starmer a confirmé que Donald Trump avait exprimé le souhait de rester en contact avec lui après son départ de Downing Street. Interrogé sur un éventuel adieu du président américain, le chef du gouvernement britannique a répondu par l'affirmative, ajoutant : « Oui, et nous allons rester en contact. » Cette déclaration a été faite en marge du sommet de l'OTAN qui se tient à Ankara.

Les deux dirigeants avaient noué une relation jugée positive dans les premiers mois de travail commun, son équipe ayant alors souligné qu'il s'agissait de l'un des plus grands succès de son mandat. Toutefois, les tensions étaient apparues par la suite : Donald Trump s'était moqué de Keir Starmer en le qualifiant de « pas un Winston Churchill » dans le cadre d'un différend portant sur le refus d'autoriser l'utilisation de bases britanniques pour des frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Mercredi, le président américain a réitéré ses critiques au sujet de la réponse britannique au conflit.

L'importance de l'alliance stratégique

Malgré ces désaccords, Keir Starmer a souligné l'importance de maintenir une « bonne relation de travail » avec le locataire de la Maison-Blanche. « Nous nous sommes toujours entendus en tant qu'individus, a-t-il déclaré aux médias. C'est important, car en politique, il est essentiel d'avoir une relation de travail. »

Le Premier ministre a rappelé que l'alliance stratégique entre le Royaume-Uni et les États-Unis est « extrêmement importante » en matière de défense et de sécurité, les deux pays collaborant en permanence. « Je suis heureux d'avoir pu y parvenir, a-t-il ajouté. C'était ce que je m'étais fixé comme objectif, je pense que c'est très important pour mon pays, et cela passe toujours en premier pour moi. »

Un cadeau protocolaire à Ankara

Lors du sommet, Keir Starmer a reçu des mains du président turc Recep Tayyip Erdogan un revolver personnalisé et muni de munitions réelles. L'arme porte le nom du Premier ministre gravé dessus. Chaque dirigeant présent à la réunion de l'OTAN a reçu un présent similaire. L'arme offerte à Keir Starmer a été confiée aux autorités britanniques en Turquie, qui devraient la neutraliser afin qu'elle ne puisse plus tirer de balles réelles.

Une transition politique en cours

Cette annonce intervient alors que Keir Starmer a annoncé sa démission de la direction du Parti travailliste le mois dernier, ouvrant la voie à une course pour lui succéder. Andy Burnham est pour l'instant le seul candidat en lice et pourrait devenir Premier ministre le 20 juillet. Le chef du gouvernement a qualifié sa décision de quitter le pouvoir de « profondément personnelle » dans un entretien récent.

Les discussions à Ankara ont également porté sur le renforcement des capacités de défense de l'Alliance atlantique : les pays membres ont ainsi annoncé un financement de 37 milliards de livres pour un nouveau projet de missile.