Le départ de Didier Deschamps, acté après la défaite des Bleus lors du match pour la troisième place du Mondial 2026 face à l'Angleterre (4-6), ouvre la voie à une nouvelle ère sur le banc tricolore. Zinédine Zidane, libre depuis son départ du Real Madrid en mai 2021, s'impose comme le successeur naturel, même si l'officialisation de sa nomination n'a pas encore eu lieu.

Un calendrier serré pour l'officialisation

Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, a indiqué que le nom du nouveau sélectionneur serait connu d'ici la fin du mois de juillet. « J'avais dit que j'attendais la fin de la Coupe du monde pour pouvoir respecter le travail de Didier et de son équipe. Et puis, d'ici la fin du mois, nous connaîtrons le nom du successeur de Didier », a-t-il déclaré. Si le nom de Zidane n'a pas été cité publiquement, son arrivée est présentée comme imminente. L'ancien meneur de jeu devrait prendre ses fonctions à compter du 1er septembre, même s'il planche déjà en coulisses sur la composition de son encadrement technique.

La question du salaire : une dérogation ministérielle nécessaire

L'un des principaux points d'achoppement concerne la rémunération de Zinédine Zidane. Selon plusieurs sources concordantes, le montant de son futur salaire avec les Bleus nécessiterait une dérogation du ministère des Sports pour être validé. La FFF serait contrainte de solliciter un feuilleté administratif afin de pouvoir proposer un contrat à la hauteur des prétentions du technicien. Cette contrainte pourrait expliquer le silence officiel persistant, les négociations étant suspendues à l'obtention de ce feu vert. Les observateurs notent que le précédent sélectionneur percevait une rémunération bien inférieure aux standards des grands clubs, ce qui rend complexe l'alignement sur les émoluments qu'espère Zidane.

Un staff largement renouvelé

En coulisses, Zinédine Zidane ne part pas d'une page blanche. Il aurait déjà esquissé les contours de son staff, avec l'intention de procéder à un profond renouvellement des équipes techniques. Plusieurs proches collaborateurs de l'époque du Real Madrid sont pressentis pour l'accompagner. Baptiste Desprez, consultant reconnu, a souligné que « Zidane ne part pas d'une feuille blanche au niveau du terrain », suggérant que l'ancien numéro 10 a déjà une vision précise du groupe et des ajustements à opérer.

Premier rendez-vous : la Ligue des nations

Le premier match officiel sous les ordres de Zidane est programmé le 25 septembre prochain, avec un déplacement en Turquie dans le cadre de la Ligue des nations. Ce rendez-vous marquera le début d'un cycle menant à l'Euro 2028, une compétition que la France n'a plus remportée depuis l'an 2000 – année où Zidane lui-même portait le maillot bleu. L'objectif affiché est de renouer avec les titres après une Coupe du monde 2026 achevée à la quatrième place, au terme d'un match animé contre les Anglais.

Une attente fébrile chez les supporters

Si l'enthousiasme est palpable chez les partisans des Bleus, certains observateurs appellent à la prudence tant que la dérogation salariale n'est pas officiellement accordée. L'incertitude persiste sur le timing exact de l'annonce et sur la capacité de la FFF à boucler le dossier financier. Quoi qu'il en soit, la nomination de Zidane représenterait un tournant symbolique majeur : celui de voir le héros du Mondial 1998 prendre la suite du capitaine de la même épopée.