Le groupe français de services à l'environnement Suez a décroché un contrat majeur au sultanat d'Oman pour la gestion de l'eau, d'un montant total de 2 milliards d'euros sur une période de quinze ans. Cet accord, officialisé ces derniers jours, figure parmi les plus importants jamais conclus par l'entreprise dans ce domaine.

Le marché porte sur la gestion des services d'eau et d'assainissement dans le pays. Il intervient dans un contexte où Oman cherche à moderniser ses infrastructures hydrauliques face à des défis croissants liés aux ressources en eau. Le contrat conforte la présence de longue date de Suez dans la péninsule Arabique, où le groupe est déjà actif dans plusieurs projets de dessalement et de distribution.

Un des plus gros contrats de l'histoire de Suez

Avec cette signature, Suez s'assure un volume d'affaires significatif qui renforce son carnet de commandes. La valeur de 2 milliards d'euros place ce contrat parmi les plus élevés jamais enregistrés par le groupe dans le secteur de l'eau. L'accord prévoit une durée de quinze ans, ce qui témoigne de la volonté des autorités omanaises de confier à un opérateur international la gestion à long terme de leurs réseaux.

Le groupe n'a pas fourni de détails précis sur la répartition des investissements ni sur les périmètres géographiques exacts couverts par le marché. Toutefois, cette annonce intervient alors que plusieurs pays du Golfe accélèrent leurs programmes de partenariats public-privé pour répondre à la croissance démographique et aux besoins industriels.

Une stratégie d'expansion renforcée

Pour Suez, ce succès commercial illustre sa capacité à séduire des clients étatiques dans des régions stratégiques. L'entreprise, qui réalise une part importante de son chiffre d'affaires à l'international, mise sur les besoins croissants en eau potable et en traitement des eaux usées dans les zones arides. Oman, confronté à un stress hydrique chronique, représente un marché porteur pour les technologies de dessalement et de gestion optimisée des réseaux.

Le groupe français voit dans ce contrat une validation de son savoir-faire technique et de sa présence historique dans la région. Il s'inscrit dans une série de projets similaires menés par Suez au Moyen-Orient, où la demande en infrastructures hydrauliques ne cesse de progresser.

Contexte local et enjeux

Le sultanat d'Oman, pays de près de 5 millions d'habitants, dépend fortement du dessalement pour son approvisionnement en eau. Les autorités locales ont lancé plusieurs appels d'offres ces dernières années pour attirer des investisseurs étrangers capables d'assurer la maintenance et l'exploitation des installations existantes. Le contrat confié à Suez devrait permettre d'améliorer la fiabilité du service et de réduire les pertes techniques.

Aucune contestation n'a été signalée concernant l'attribution de ce marché. Le gouvernement omanais poursuit sa politique de diversification économique qui passe notamment par le développement des services publics gérés par des opérateurs privés internationaux.

Ce nouvel accord conforte la position de Suez comme l'un des leaders mondiaux de la gestion de l'eau, aux côtés d'autres majors du secteur. L'entreprise n'a pas communiqué sur l'impact précis de ce contrat sur ses effectifs ni sur les retombées pour ses filiales locales.