Un incident routier aux lourdes conséquences judiciaires
En mars 2024, un automobiliste originaire de Neuchâtel s’est engagé sur l’autoroute alors que son réservoir était presque vide. Sa voiture s’est immobilisée dans le tunnel de La Vue-des-Alpes, une infrastructure bidirectionnelle dépourvue de bande d’arrêt d’urgence, bloquant la circulation pendant plus d’une heure.
Les autorités cantonales ont qualifié cet acte d’infraction moyennement grave et ont prononcé une suspension de permis d’une durée indéterminée, avec un minimum de 24 mois. Le conducteur, déjà condamné à plusieurs reprises pour des délits routiers, a contesté cette sanction devant la justice.
La haute cour confirme la sanction
Le Tribunal fédéral neuchâtelois, saisi du recours déposé par l’homme et son avocat, a validé la décision initiale. Dans son arrêt, la Haute Cour a estimé que le fait de s’engager sur l’autoroute avec une jauge d’essence presque vide constitue une faute, en raison du risque élevé de panne et de ses conséquences sur la sécurité routière.
Les juges ont notamment souligné que l’immobilisation d’un véhicule dans un tunnel à double sens, sans issue de secours, expose les autres usagers à un danger considérable et justifie une peine de retrait de permis d’au moins deux ans, sans qu’une date de restitution soit fixée à ce stade.
Un prévenu au lourd passif routier
L’affaire a été examinée à la lumière du profil du conducteur, qui cumulait déjà plusieurs condamnations pour des infractions au code de la route. Ce passé judiciaire a joué en défaveur de l’automobiliste dans l’appréciation de la gravité de son comportement.
Les autorités ont rappelé que la panne d’essence sur une voie rapide, en particulier dans un tunnel sans accotement, est évitable et engage la responsabilité du conducteur. La décision du Tribunal fédéral neuchâtelois confirme ainsi une jurisprudence stricte en matière de sécurité routière.