La Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, marque une première historique par son format à 48 équipes. Au-delà des enjeux sportifs, les maillots dévoilés par chaque sélection racontent chacun une histoire singulière, entre héritage culturel, fierté nationale et parfois prises de position politiques.
Des motifs qui transcendent le sport
Plusieurs fédérations ont choisi d’intégrer des éléments graphiques forts à leurs tuniques. Le maillot domicile de l’Algérie arbore un motif en forme de diamant qui évoque l’artisanat traditionnel local, tandis que le maillot extérieur reprend le vert et le blanc du drapeau avec des lignes qui rappellent les motifs des tapis berbères. Ce choix vise à mettre en avant un patrimoine souvent méconnu du grand public.
L’Équateur et l’archipel des Galápagos
L’Équateur a fait le choix original de placer la carte des îles Galápagos sur son maillot extérieur. Cette décision, saluée par les défenseurs de l’environnement, entend attirer l’attention sur la richesse de la biodiversité de cet archipel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le président de la Fédération équatorienne de football a déclaré : « Nous voulons que le monde entier regarde les Galápagos et comprenne pourquoi il faut les protéger. »
L’Iran et le symbole de l’unité nationale
La tunique de l’Iran a suscité des débats dans le pays. Le motif central est un « Simorgh », créature légendaire de la mythologie perse, qui symbolise l’union et la résistance. Des observateurs y voient un message d’unité face aux divisions internes. Toutefois, aucune source officielle n’a confirmé que ce choix graphique porte un caractère politique.
Des maillots porteurs de messages contestataires
Le maillot de la Palestine a été conçu avec les couleurs du drapeau palestinien et une carte des territoires historiques. Ce design, approuvé par la Fédération internationale de football (FIFA) avant le tournoi, a été salué par les autorités palestiniennes comme une reconnaissance de leur identité sportive. En revanche, la Fédération israélienne de football n’a pas commenté ce choix.
Le Sénégal et le lion de la Teranga
Le Sénégal a conservé son emblème du lion, mais en lui ajoutant des détails qui évoquent la « Teranga », concept d’hospitalité propre au pays. Le maillot extérieur change radicalement : il est entièrement blanc avec des broderies dorées représentant des baobabs. Cette évolution a été bien accueillie par les supporters, qui y voient une célébration de l’identité sénégalaise.
Deux tuniques qui racontent l’histoire politique
Le maillot de la Russie, premier pays exclu de la compétition après 2022, a été réintégré pour le Mondial 2026. Les designers ont choisi de le doter d’un motif inspiré des « matriochkas », les poupées russes, en rouge et blanc. Ce choix est perçu par certains analystes comme une manière de renouer avec l’image culturelle traditionnelle du pays, après des années d’isolement sportif.
Du côté de l’Ukraine, le maillot extérieur est bleu ciel, reprenant le drapeau national, avec un motif de tournesols sur les épaules. Ce design a été présenté comme un hommage à la résistance du peuple ukrainien face à l’invasion russe. La Fédération ukrainienne de football a déclaré : « Notre maillot porte la couleur de notre ciel et de notre sol. Les tournesols sont le symbole de notre force. »
Quand le maillot devient un manifeste
Les maillots de la Coupe du monde 2026 reflètent ainsi, bien au-delà du simple équipement sportif, des enjeux d’affirmation identitaire, de défense environnementale et de positionnement géopolitique. Chaque tunique est un récit que les joueurs porteront sur leurs épaules pendant la compétition. Le tournoi débutera le 11 juin avec le match d’ouverture entre les États-Unis et le Costa Rica.