Au moins cinq personnes ont perdu la vie et seize ont été blessées, jeudi 2 juillet, dans l'explosion d'un engin artisanal au sein d'un café du centre de Damas, ont annoncé les autorités syriennes. L'attaque s'est produite dans un quartier animé, à proximité du palais de justice, un secteur habituellement fréquenté par de nombreux passants.
Les forces de sécurité ont rapidement établi un cordon autour de la zone touchée, tandis que les services de secours intervenaient sur place. Un correspondant présent sur les lieux a décrit des scènes de panique et a vu plusieurs ambulances se diriger vers le quartier, sirènes hurlantes. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni dans l'immédiat concernant le mode opératoire ou le type d'explosif utilisé.
Un contexte sécuritaire fragile
Cette explosion intervient dans un climat de tensions persistantes en Syrie, depuis la chute de l'ancien régime en décembre 2024 et l'arrivée au pouvoir d'autorités islamistes. La capitale a été le théâtre de plusieurs incidents violents au cours des derniers mois. L'attentat le plus grave remonte à juin 2025, lorsqu'une attaque suicide avait visé une église dans un quartier de Damas, faisant vingt-cinq morts. Les autorités avaient alors attribué cet acte à l'organisation État islamique, qui avait également revendiqué l'opération.
Pour l'heure, aucune revendication n'a été émise pour l'attaque de jeudi. Les enquêteurs n'ont pas communiqué de pistes privilégiées. La communauté internationale suit avec attention l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays, où la reconstruction et la stabilisation restent entravées par des violences sporadiques et des fractures politiques persistantes.
Un quotidien bouleversé
Le café ciblé, situé dans un secteur densément peuplé, était un lieu de rencontre prisé des habitants du centre-ville. Des témoins ont rapporté une forte déflagration, suivie de cris et d'un mouvement de foule. Les secours ont transporté les blessés vers les hôpitaux voisins, tandis que les équipes de déminage inspectaient les alentours pour écarter tout risque d'engins secondaires. Les autorités locales ont appelé la population à la vigilance, sans toutefois imposer de mesures de confinement.
Cet attentat relance les interrogations sur la capacité des nouvelles autorités à garantir la sécurité dans la capitale. Depuis la transition politique, plusieurs groupes armés et cellules dormantes continueraient d'opérer dans l'ombre, selon des observateurs. L'attaque survient également alors que le pays tente de retrouver une certaine normalité, avec le retour progressif de services publics et d'une activité économique partielle.
Les investigations se poursuivent pour déterminer l'origine de la bombe et identifier les responsables présumés. Aucune arrestation n'a été signalée dans l'immédiat.