Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a indiqué avoir frappé dix-huit objectifs situés sur des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, tout en proclamant la fermeture complète du détroit d'Ormuz. La milice iranienne a également mis en garde les navires contre toute tentative de s'approcher de cette voie maritime cruciale pour le transport pétrolier mondial.
Des déflagrations ont été observées dans le sud de l'Iran ainsi qu'aux abords de la capitale Téhéran, sans que la nature exacte de ces explosions n'ait été précisée par les autorités. Le CGRI a prévenu qu'il poursuivrait ses frappes aussi longtemps que les attaques américaines se poursuivraient, établissant un lien direct entre les tirs de représailles et les opérations militaires menées par Washington.
Un détroit sous contrôle
La fermeture annoncée du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole mondial, constitue une escalade majeure dans le conflit qui oppose l'Iran aux États-Unis et à Israël. Les Gardiens de la révolution ont explicitement ordonné aux bâtiments de commerce et aux pétroliers de ne pas s'approcher de cette zone, renforçant les craintes d'une perturbation grave des approvisionnements énergétiques internationaux.
Les frappes revendiquées par Téhéran interviennent au cent-quatrième jour d'hostilités ouvertes entre l'Iran d'une part, et les États-Unis et Israël de l'autre. La région du Golfe est le théâtre d'échanges de tirs quasi quotidiens, les bases américaines situées dans les monarchies du Conseil de coopération du Golfe étant régulièrement prises pour cible par des drones et des missiles iraniens.
Réplique américaine
Dans la foulée de ces annonces, les forces armées américaines ont diffusé des images montrant un navire de guerre lançant des missiles en direction de l'Iran. Washington avait déjà bombardé l'île iranienne de Qeshm quelques jours plus tôt, en riposte à des tirs de projectiles ayant visé le Koweït et Bahreïn. Les États-Unis mènent par ailleurs des frappes sur des sites militaires iraniens depuis le début du mois de juin.
Les autorités américaines n'ont pas officiellement confirmé l'étendue des dégâts causés par les dix-huit tirs revendiqués par les Gardiens de la révolution. Aucun bilan humain n'a été communiqué du côté des forces américaines ou des pays hôtes.
Situation humanitaire
Parallèlement à ces développements militaires, un pétrolier a été touché par une frappe américaine, causant la mort de trois marins indiens. L'incident souligne les risques encourus par la navigation civile dans une zone de conflit où les routes maritimes sont devenues des cibles. Les Gardiens de la révolution ont réaffirmé leur détermination à fermer le détroit d'Ormuz tant que les opérations américaines ne cesseront pas, laissant planer l'incertitude sur la liberté de circulation dans cette artère énergétique vitale.