Selon des sources proches des discussions, les États-Unis et l'Iran auraient accepté un retour à la table des négociations et une cessation mutuelle des hostilités. Une rencontre est évoquée pour mardi prochain au Qatar, pays qui joue un rôle de médiateur dans ce dossier. L'information, qui circule dans les cercles diplomatiques, intervient dans un contexte de vives tensions autour du détroit d'Ormuz, où une attaque de drone imputée à Téhéran contre un pétrolier a récemment ravivé les craintes d'une escalade.

Un possible accord tacite pour désamorcer la crise

Des responsables ayant requis l'anonymat indiquent que les deux parties seraient convenues de cesser les frappes contre des navires commerciaux et militaires dans la zone. Cette trêve informelle, si elle se confirme, constituerait une première étape vers une désescalade après des semaines d'échanges de tirs et de menaces. Le Qatar, déjà impliqué dans des médiations antérieures, servirait de cadre à ces pourparlers exploratoires.

Des déments précédents et des espoirs renouvelés

Ces révélations surviennent après plusieurs mois de déclarations contradictoires. Fin mai, une annonce américaine sur un engagement iranien concernant le nucléaire avait été démentie par Téhéran. Début juin, de nouveaux démentis avaient suivi des propos optimistes de Washington sur un détroit d'Ormuz libre de tout péage. La perspective d'un dialogue direct, même limité, marque donc un tournant potentiel dans ce cycle de tensions.

Un contexte régional toujours tendu

L'attaque de drone contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, survenue il y a quelques jours, avait conduit à une montée de la pression militaire américaine dans la région. Les forces navales iraniennes et américaines se livrent à des manœuvres rapprochées, chaque camp accusant l'autre de provocation. Dans ce climat, une reprise des discussions, même exploratoires, pourrait permettre d'éviter un affrontement direct.

Des modalités encore floues

Si l'éventualité d'une rencontre est confirmée, la question de l'ordre du jour demeure ouverte. Les sujets de désaccord sont nombreux : programme nucléaire iranien, sanctions économiques, sécurité maritime et influence régionale. Les médiateurs qataris tentent de définir un cadre de discussion acceptable pour les deux parties. Aucune confirmation officielle n'a encore été apportée ni par la Maison-Blanche ni par le ministère iranien des Affaires étrangères.