Copenhague donne son feu vert au FSD de Tesla
Le Danemark est devenu, après les Pays-Bas, l'Estonie et la Lituanie, le quatrième pays européen à autoriser le déploiement du système Full Self-Driving (FSD) de Tesla. L'entreprise d'Elon Musk a annoncé cette décision sur le réseau social X, précisant que le déploiement de cette mise à jour logicielle débutera prochainement pour les propriétaires de véhicules équipés du matériel nécessaire.
Une autorisation provisoire
Selon l'Autorité danoise du trafic routier, cette homologation n'est que provisoire. Elle est accordée en attendant que la Commission européenne se prononce sur le sujet. Un comité technique européen est d'ailleurs programmé pour le mois de juillet, ce qui pourrait clarifier les prochaines étapes réglementaires sur le continent.
FSD : une conduite de niveau 2+
Le Full Self-Driving est un assistant de conduite semi-autonome classé de niveau 2+. Cela signifie que le véhicule peut prendre certaines décisions par lui-même, comme changer de voie ou s'arrêter à un feu rouge, mais le conducteur doit rester attentif et capable de reprendre le contrôle à tout moment. Le système permet au conducteur de lâcher le volant dans certaines conditions, mais la responsabilité incombe toujours à l'humain.
Conditions pour en bénéficier
Pour accéder au FSD, les automobilistes doivent posséder une Tesla équipée du « Hardware 4 », un ensemble de capteurs et de calculateurs installé sur les véhicules produits à partir de 2023. L'abonnement est facturé 99 euros par mois, ou 49 euros pour les clients ayant déjà souscrit à l'Autopilot étendu. La mise à jour se fait à distance, sans intervention en atelier.
La France en attente
La France n'a pour l'instant pas donné son accord pour le FSD. Paris semble attendre que la Commission européenne se positionne, plutôt que de prendre une décision unilatérale. La question de l'homologation des systèmes de conduite automatisée est en effet complexe : elle implique la sécurité routière, les normes techniques et la responsabilité juridique en cas d'accident. Le comité technique de juillet pourrait donc être une étape décisive pour l'ensemble des États membres.
Un déploiement progressif en Europe
L'Europe reste prudente face à ces technologies. Si Tesla a obtenu des autorisations dans quatre pays, aucun grand marché automobile comme l'Allemagne, la France ou l'Italie n'a encore suivi. L'entreprise américaine doit convaincre les régulateurs de la fiabilité de son système, notamment en matière de gestion des situations complexes (travaux, intempéries, circulation dense). Les homologations provisoires permettent de tester le service en conditions réelles tout en laissant une porte de sortie aux autorités.
Des implications économiques et technologiques
Le déploiement du FSD en Europe pourrait stimuler les ventes de Tesla sur le continent, où la marque fait face à une concurrence accrue des constructeurs locaux. En offrant une fonctionnalité encore rare, Tesla cherche à justifier son positionnement haut de gamme et à fidéliser sa clientèle. Pour les autres constructeurs, c'est un signal : la course à l'automatisation avance, et les régulateurs sont prêts à l'encadrer progressivement.