Un entretien d'une heure à Downing Street

Keir Starmer et Andy Burnham se sont rencontrés ce mardi pour des discussions visant à assurer une « transition ordonnée » du pouvoir, après que le chef du gouvernement a annoncé son retrait de la vie politique. Il s'agit de leur premier tête-à-tête depuis la victoire de Burnham à l'élection partielle de Makerfield la semaine dernière. L'entrevue, qui a duré une heure, a été rapportée par la presse britannique.

Accès aux briefings pour Burnham

Dans la foulée de cette rencontre, le locataire du 10 Downing Street a donné son feu vert à l'ouverture de « discussions d'accès » avec les fonctionnaires pour les candidats potentiels à la direction du Labour. Ces échanges, normalement réservés aux chefs de l'opposition avant une élection générale, doivent débuter « dès que possible », selon le porte-parole du Premier ministre, et ce avant la clôture des candidatures pour la course à la direction, prévue le 16 juillet. Les discussions porteront sur la « formation du gouvernement et les priorités politiques clés », et incluront des briefings de sécurité. Interrogé sur une éventuelle demande formelle de Burnham, le porte-parole a indiqué ne pas savoir si celle-ci avait été faite, précisant que la décision de rendre ces réunions disponibles venait d'être prise.

La voie de Burnham vers le pouvoir

Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester et revenu au Parlement après sa victoire à Makerfield, est pour l'instant le seul candidat déclaré à la succession de Starmer. En l'absence de challenger, il pourrait devenir Premier ministre dès le 17 juillet. S'il n'a pas encore dévoilé de programme détaillé ni indiqué qui occuperait les postes clés, comme celui de chancelier de l'Échiquier, il doit prononcer une série de discours à partir de la semaine prochaine pour marquer une rupture avec la ligne de Starmer, le premier étant consacré à la dévolution et à l'économie.

Un cap fiscal maintenu

Burnham s'est engagé à respecter les règles budgétaires de la chancelière sortante, Rachel Reeves, ce qui suggère qu'il n'envisage pas de forte hausse de l'endettement public. Il a également réaffirmé la promesse du manifeste travailliste de ne pas augmenter les taux principaux de l'impôt sur le revenu, de la TVA ni des cotisations sociales, limitant ainsi sa marge de manœuvre pour lever des fonds par la fiscalité. Cela n'empêche pas le candidat de défendre un renforcement du contrôle public sur des services comme l'eau, la construction de davantage de logements sociaux ou une « réindustrialisation » de l'économie.

Les derniers gestes de Starmer

S'exprimant lors d'une réunion du cabinet ce mardi matin, Keir Starmer a déclaré vouloir que son successeur réussisse, selon son porte-parole. Il a ajouté qu'il « chercherait à résoudre les dossiers difficiles dans les semaines à venir pour soutenir son successeur » et qu'il « chercherait à rendre la transition aussi facile que possible ». En attendant l'arrivée d'un successeur, Starmer a accepté de suspendre « les décisions politiques et de dépenses majeures ».