L'escalade des frappes israéliennes contre le territoire libanais a directement touché le système de santé du sud du pays. Selon les autorités sanitaires libanaises, pas moins de trois hôpitaux ont été endommagés en moins d'une semaine à la suite d'attaques menées par l'armée israélienne, provoquant un bilan humain particulièrement lourd parmi le personnel médical.

Des frappes rapprochées visant plusieurs établissements

Le dernier incident en date s'est produit mercredi dans l'enceinte même de l'hôpital public de Tebnine. Une frappe israélienne a touché les abords immédiats de cet établissement, aggravant une série d'attaques déjà en cours depuis plusieurs jours. Mardi, des raids ont été signalés non loin des hôpitaux Hiram et Jabal Amel, tous deux situés à Tyr (Sour).

C'est toutefois l'attaque contre l'hôpital Jabal Amel, survenue lundi, qui a été la plus meurtrière. Les autorités libanaises font état de quatre personnes tuées et de 127 blessés. Une large majorité des victimes était composée d'agents de santé exerçant dans cet établissement. Des images de vidéos diffusées depuis les lieux montrent des services hospitaliers et des équipements médicaux « considérablement endommagés », selon des témoignages recueillis sur place.

Un bilan humain très lourd pour le personnel médical

Le ministère libanais de la Santé a communiqué un bilan consolidé faisant état de neuf morts et plus de 150 blessés pour l'ensemble de ces frappes. Ce chiffre inclut les victimes des trois attaques, et souligne la vulnérabilité des infrastructures de soins dans une région déjà éprouvée par des mois de tensions. Le fait qu'une majorité des blessés soient des soignants a suscité l'inquiétude des autorités médicales, qui dénoncent une atteinte grave aux services de santé dans le sud du Liban.

Une escalade qui s'étend à Beyrouth et au-delà

Ces opérations militaires ne se limitent pas à la seule région frontalière. Dans le même temps, l'armée israélienne a intensifié ses frappes sur la banlieue sud de la capitale Beyrouth, provoquant des déplacements massifs de population. Les habitants de ces quartiers ont été contraints de fuir après que des avertissements israéliens ont été émis avant des bombardements. Les observateurs notent que la poursuite des raids sur le sud du pays et la capitale marque une extension significative du conflit.

Les autorités libanaises n'ont pas encore publié de bilan actualisé pour l'ensemble de ces nouvelles frappes, mais les témoignages font état de destructions importantes dans les zones périurbaines de Beyrouth. L'attaque contre les hôpitaux, et en particulier contre les équipes médicales, constitue un élément central des préoccupations humanitaires actuelles.