Les tensions s'intensifient dans les eaux stratégiques du détroit d'Ormuz. Au cours des dernières vingt-quatre heures, trois navires y ont subi des attaques successives, selon les informations communiquées par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Celle-ci précise que ces incidents n'ont entraîné ni victimes ni pollution.

Le troisième événement signalé concerne un pétrolier touché par un projectile non identifié au large des côtes omanaises. Il s'agit du dernier d'une série de trois frappes rapprochées dans cette voie de transit essentielle pour le transport pétrolier mondial.

Dans ce contexte, le Qatar a officiellement imputé à l'Iran la paternité de l'une de ces attaques. Doha n'a pas détaillé les preuves sur lesquelles repose cette accusation. Les autorités iraniennes n'ont, pour l'heure, pas réagi à ces allégations.

La multiplication des incidents en si peu de temps inquiète les acteurs du transport maritime et les compagnies pétrolières. Le détroit d'Ormuz, par où transite une part importante du pétrole brut mondial, demeure une zone de forte friction entre puissances régionales.

L'UKMTO, dont le siège est au Royaume-Uni, s'est contentée pour l'instant de ces constats. Aucune revendication n'a été formulée. Les enquêtes en cours devraient permettre d'identifier la nature exacte des projectiles employés.