L'armée américaine a lancé une neuvième nuit de frappes contre l'Iran, a annoncé la Maison-Blanche lundi matin. Le président Donald Trump a déclaré que ces bombardements étaient menés « en l'honneur » des soldats américains tués au cours des derniers jours.

Trois militaires américains ont perdu la vie depuis vendredi : deux ont été tués lors d'une attaque iranienne contre une base aérienne en Jordanie, et un troisième est porté disparu. Le dernier décès remonte à samedi, dans le nord de l'Irak, lors d'une opération de déminage sur les débris d'un drone d'attaque iranien abattu. Depuis le début du conflit en février, 17 soldats américains ont été tués.

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde dans un communiqué contre des « leçons inoubliables » si les États-Unis poursuivaient leurs attaques. De son côté, Téhéran a riposté par des frappes en Syrie et en Jordanie, tandis que deux navires ont explosé dans le détroit d'Ormuz, sans que l'origine de ces explosions soit immédiatement établie.

Contexte et objectifs du conflit

Le conflit a débuté en février avec la mort de l'ancien guide suprême iranien lors de frappes conjointes américano-israéliennes. Donald Trump a avancé plusieurs justifications à cette guerre, notamment empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire et provoquer un changement de régime. Dimanche, le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a estimé que la mission s'était recentrée sur la garantie de la libre circulation du pétrole à travers le détroit d'Ormuz, après l'échec du cessez-le-feu.

La semaine dernière, Washington a rétabli un blocus naval des ports iraniens. Selon les autorités militaires américaines, six navires iraniens ont été déroutés et un autre mis hors service depuis cette décision. Donald Trump a menacé de cibler les centrales électriques et les ponts de l'Iran pour contraindre Téhéran à relâcher son emprise sur le détroit d'Ormuz.

Répercussions économiques

L'instabilité au Moyen-Orient se traduit par une hausse des cours du pétrole. Lundi, à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent a grimpé de 2,72 % pour atteindre 90,50 dollars. Les analystes redoutent une perturbation durable des approvisionnements si le détroit d'Ormuz, voie de transit d'environ un tiers du pétrole mondial, venait à être fermé.

Aspects juridiques liés au conflit

Parallèlement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza, notamment la famine comme méthode de guerre. Les déclarations du professeur Mahmood Mamdani, qui appelle à l'arrestation de Netanyahou lors de sa visite à New York, rappellent que le conflit dépasse le seul cadre irano-américain.