Ankara — Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran est « terminé », a tranché le président américain Donald Trump mercredi depuis la capitale turque, en marge d'un sommet de l'OTAN. Cette déclaration intervient au lendemain d'une nuit de frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes, en riposte à des attaques de Téhéran contre des navires dans le détroit d'Ormuz.
Fin de l'accord et jugement sévère sur Téhéran
Interrogé par des journalistes à Ankara, M. Trump a affirmé que le mémorandum d'entente signé avec l'Iran pour mettre fin au conflit était désormais caduc. « Pour ce qui me concerne, c'est fini », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il s'agissait « d'une perte de temps de traiter avec eux », en référence aux autorités iraniennes, qu'il a qualifiées de « personnes malades ». Selon plusieurs sources concordantes, le président a précisé que des représentants américains pouvaient certes poursuivre les négociations, mais qu'ils « perdraient leur temps ». Cette sortie verbale marque une escalade dans le ton employé par la Maison-Blanche, qui avait jusqu'alors maintenu une trêve fragile.
Contexte militaire : des frappes réciproques
La rupture de la trêve annoncée verbalement par le chef de l'État fait suite à une escalade militaire rapide. Selon les informations disponibles, les forces armées américaines ont visé des dizaines de sites militaires iraniens au cours de la nuit précédant la déclaration de M. Trump. Ces opérations constituaient une réponse à des tirs iraniens contre trois bâtiments naviguant dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport pétrolier. En représailles, Téhéran a frappé des positions américaines situées au Koweït et à Bahreïn, élargissant de facto le théâtre des hostilités au-delà du Golfe.
Annulation des accords commerciaux avec l'Espagne
Parallèlement à cette annonce sur l'Iran, le président a également indiqué avoir ordonné au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de rompre les liens commerciaux avec l'Espagne. Il a qualifié Madrid de « partenaire terrible » au sein de l'OTAN, justifiant cette décision par le manque de fiabilité de l'Espagne dans le cadre de l'Alliance atlantique.
Réactions et perspectives
Les déclarations du président américain suscitent des interrogations quant à la suite du conflit. Aucun représentant iranien n'a pour l'instant réagi publiquement à ces propos. Sur le plan diplomatique, la rupture de la trêve soulève des inquiétudes quant à une possible intensification des opérations militaires dans la région, déjà marquée par des tensions croissantes autour du détroit d'Ormuz, une artère vitale pour l'approvisionnement énergétique mondial.