Le président Donald Trump a refusé d'écarter la possibilité que des personnes reconnues coupables d'agression contre des policiers lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier 2021, puissent recevoir des indemnités versées par l'État. Il s'est exprimé en ce terme au cours d'un entretien diffusé dimanche sur une chaîne de télévision nationale.

Interrogé sur l'éventualité d'utiliser un fonds que son administration présente comme un outil de « lutte contre l'armement », M. Trump a estimé que les personnes ayant pénétré dans le Capitole alors que le Congrès s'apprêtait à certifier la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle de 2020 avaient été traitées de manière inéquitable par les procureurs et devaient être dédommagées. Il a déclaré qu'il « paierait le genre d'argent qu'elles méritent », sans préciser de montant ni de critères d'éligibilité.

Un fonds controversé

Ce fonds, que l'administration Trump appelle le fonds « anti-armement », a été créé ces derniers jours. Les modalités précises de son fonctionnement et son budget n'ont pas été officiellement détaillés. L'idée d'y puiser pour indemniser des personnes condamnées pour violences contre des forces de l'ordre suscite de vives critiques, notamment de la part des syndicats de police et de responsables politiques des deux bords.

Allégations infondées sur les élections en Californie

Lors de la même interview, le président a également affirmé, sans fournir aucun élément de preuve, que les élections qui se sont déroulées cette semaine en Californie étaient « truquées ». Ces allégations sont intervenues alors que plusieurs scrutins locaux et primaires se tenaient dans l'État. Aucune autorité électorale n'a fait état d'irrégularités systémiques.

Contexte : l'assaut du 6 janvier

Le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump ont violemment pris d'assaut le Capitole pour tenter d'empêcher la certification de l'élection de Joe Biden. Des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait plusieurs blessés. Depuis, des centaines de personnes ont été inculpées, et de nombreuses condamnations ont été prononcées, allant de peines de prison à des amendes. Les déclarations du président interviennent alors que les conséquences judiciaires et politiques de cette journée continuent d'alimenter le débat public.